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Résultats annuels

EY Luxembourg à plein régime… avant le Covid



Alain Kinsch (à gauche) a cédé le témoin à Olivier Coekelbergs. (Photo: Matic Zorman/Maison Moderne)

Alain Kinsch (à gauche) a cédé le témoin à Olivier Coekelbergs. (Photo: Matic Zorman/Maison Moderne)

EY Luxembourg a connu une croissance record au cours du dernier exercice, encore peu impacté par le Covid. Nouveau managing partner depuis juillet, Olivier Coekelbergs entend poursuivre la politique de croissance de son prédécesseur, Alain Kinsch.

Affichant un chiffre d’affaires de 263 millions pour l’exercice 2019/2020, EY Luxembourg réalise une progression de 13% sur un an (236 millions l’an dernier) . «Depuis 2009, date à laquelle j’ai assumé les fonctions de managing partner, c’est une croissance record», pointe Alain Kinsch , qui a passé le flambeau à Olivier Coekelbergs en juillet dernier , mais continue de l’assister jusqu’à là fin de l’année.

La société de conseil et d’audit n’a donc que très peu souffert du Covid? «Il ne nous a impactés que sur le dernier trimestre – les comptes sont clôturés au 30 juin –, mais sans épidémie, notre croissance aurait encore été un peu supérieure», estime l’ancien managing partner. Il observe d’ailleurs que, sur les cinq dernières années, la progression du chiffre d’affaires atteint 60%.

Sans épidémie, notre croissance aurait encore été un peu supérieure.

Alain Kinsch,  ex-managing partner,  EY Luxembourg

L’heure est donc aux félicitations, alors même que tous les départements n’ont pas terminé l’année en positif. Si l’Audit a vu ses chiffres gonfler de 16,5% et le département Fiscalité de 12,1%, la division Consulting a, de son côté, reculé de 7,3%. Nouveau responsable du service, Laurent Moscetti  explique que ce recul intervient après une croissance de 83% en cinq ans. «Il s’agissait donc d’une année de consolidation», explique l’Advisory leader. «En outre, les grands projets de transformation ont été impactés par la crise du Covid.»

Pour expliquer le résultat du département Audit, également à un niveau historique, Olivier Lemaire , Assurance leader, pointe l’importance croissante des fonds alternatifs, et notamment de l’activité du private equity et du real estate. «Nous constatons aussi que de plus en plus de sociétés procèdent à des appels d’offres, même avant la limite légale des 10 ans avec un même auditeur.»

Pour le futur, il pointe la volonté de travailler sur la transformation de l’audit. «Depuis cinq ans, nous nous tournons vers l’audit digital, ce qui nous impose d’automatiser nos méthodes de recherche autour de la donnée.»

Au niveau de la fiscalité, la croissance est due à la fois à l’environnement économique luxembourgeois et aux différents changements législatifs, explique Bart Van Droogenbroek , Tax leader. «L’émergence du projet Beps s’est traduite dans des directives Atad 1 et 2 très complexes . Elles font aussi appel à une grande transparence et des obligations importantes de reporting.»

Le plan ‘Ambition 2026’ que nous lançons est agressif en termes de croissance.

Olivier Coekelbergs,  managing partner,  EY Luxembourg

Après le dernier beau bulletin de son prédécesseur, Olivier Coekelbergs sait que la tâche sera rude dans une année marquée par la crise sanitaire. Mais, précise-t-il, «le plan ‘Ambition 2026’ que nous lançons est agressif en termes de croissance».

Sur l’exercice en cours, il prévoit d’engager pas moins de 600 personnes. «Les ressources humaines sont notre seul actif», insiste-t-il. «Depuis juillet, malgré le Covid, nous avons déjà recruté 332 ‘juniors’.»

En 10 ans, l’entreprise a doublé de taille, et elle compte actuellement 1.600 personnes. Son managing partner veut désormais associer cet atout avec des développements technologiques adéquats. «Il y a 10 ans, une bonne équipe suffisait. Mais aujourd’hui, il faut à la fois les talents et la technologie», résume le nouveau responsable d’EY Luxembourg.