PLACE FINANCIÈRE & MARCHÉS — Fonds

Gestionnaires de fonds (4/5)

«L’expérience de naviguer dans les périodes compliquées»



Marnix van den Berge et toute l’équipe de Capital Group ont pris les devants en passant en mode télétravail dès le 9 mars. (Photo: Capital Group)

Marnix van den Berge et toute l’équipe de Capital Group ont pris les devants en passant en mode télétravail dès le 9 mars. (Photo: Capital Group)

Habitués à rencontrer leurs clients pour leur présenter de nouveaux produits et faire le point sur l’évolution de leurs investissements, les gestionnaires de fonds ont dû s’adapter au confinement. Pour cette quatrième rencontre, le point avec Marnix van den Berge, managing director, responsable de la distribution Benelux, France et pays nordiques chez Capital Group.

Comment s’est passée la transition vers le confinement chez Capital Group?

Marnix van den Berge. – «Nous avons fait le choix de passer en mode télétravail dès le 9 mars. Nous étions donc déjà bien au point lorsque le confinement a été imposé. Nous disposons de tous les outils nécessaires pour travailler depuis la maison. Et nous avons fourni à nos clients tous les supports dont ils ont besoin. Mais déjà avant la crise, notre personnel était déjà correctement connecté. Nous avons toujours beaucoup investi dans des outils technologiques pour pouvoir informer les gens de la meilleure façon.

Vous estimez que l’activité tourne normalement?

«Oui, nous ne pouvons pas nous plaindre. En mars, nous avons encore connu un mois positif malgré le mauvais comportement des marchés. Mais récemment, les marchés ont rebondi, et les fonds de Capital Group fonctionnent bien. Comme j’aime le rappeler, Capital Group a été fondé pendant la Grande Dépression, à la fin des années 1920. Nous avons l’expérience de naviguer pendant les périodes très compliquées pour les marchés.

Faut-il être plus en contact qu’avant la crise avec ses clients?

«Nous avons énormément de clients, nous ne pouvons donc pas parler à tout le monde quotidiennement, mais nous essayons de nous montrer présents. Nous les contactons proactivement pour les rassurer et leur donner des outils pour informer le client final. Pour nous, il est surtout important d’avoir des relations stratégiques sur le long terme avec quelques partenaires en Europe avec qui on est en contact depuis déjà très longtemps. Dans n’importe quelle situation, nous restons en contact avec eux.

Notre objectif est avant tout de fournir à nos clients une information personnalisée et de les faire profiter de notre expérience.
Marnix van den Berge

Marnix van den Berge,  managing director,  Capital Group

Qu’avez-vous développé pour pouvoir leur proposer de l’information?

«Nous avons lancé plusieurs solutions. Depuis la mi-mars, nous leur proposons le ‘Volatility 2020 Series’, un website qui programme des webinars chaque semaine au sujet de l’activité sur les marchés, dans les fonds et sur les récents développements géopolitiques.

Nous en organisons aussi sur les développements macroéconomiques, sur le comportement des différentes classes d’actifs et secteurs. L’important est de les proposer à des horaires fixes pour que les gens s’habituent à les regarder. Outre cet outil, nous recourons aussi beaucoup aux contacts par e-mail, téléphone et vidéoconférence.

Nos portfolios managers s’expriment aussi fréquemment sur les développements des différents portefeuilles dans le climat actuel. Notre objectif est avant tout de fournir à nos clients une information personnalisée et de les faire profiter de notre expérience. Nous avons enfin lancé le site ‘Capital Group Volatility’, qui offre aux clients des ressources, des aperçus et un soutien pour les guider pendant cette période.

Tout cela demande plus de travail qu’en période normale?

«C’est différent. Il a fallu trouver un nouveau rythme. Nous travaillions déjà à la maison avant la crise, mais pas autant qu’aujourd’hui. Au départ, les clients étaient vraiment inquiets, mais aujourd’hui, ils apprécient que nous soyons là pour eux. Ils se sont habitués aux nouvelles manières de fonctionner et veulent que nous soyons là pour les informer.»