ENTREPRISES & STRATÉGIES — Technologies

DÉLIT D’INITIÉ

L’ex-CEO de Proximus n’est plus attendue chez KPN



Dominique Leroy était présente à l’inauguration de la Proximus House en juin dernier. (Photo: Nader Ghavami/Archives Paperjam)

Dominique Leroy était présente à l’inauguration de la Proximus House en juin dernier. (Photo: Nader Ghavami/Archives Paperjam)

Dominique Leroy a quitté son poste de CEO du groupe belge de téléphonie Proximus pour rejoindre son concurrent hollandais KPN. Mais suite à une enquête pour délit d’initié, celui-ci lui ferme la porte.

L’ancienne patronne de Proximus, Dominique Leroy, ne prendra finalement pas la tête de l’opérateur néerlandais de téléphonie KPN.

Celui-ci vient d’annoncer dans un communiqué, ce lundi matin, que «Dominique Leroy n’est plus candidate à la procédure de nomination d’un nouveau CEO et de président du comité de direction de KPN».

La raison invoquée par KPN est l’incertitude et le délai liés à une procédure en justice suite à des soupçons de délit d’initié concernant l’ancienne CEO de Proximus, maison mère de Proximus Luxembourg (Tango et Telindus) .

Enquête du Parquet

Dominique Leroy a annoncé début septembre son intention de quitter Proximus pour rejoindre la direction de KPN. Le problème est que, à la date du 1er août, elle a vendu 10.840 actions Proximus pour un montant total d’un peu plus de 285.000 euros. Une opération dont elle a tiré une plus-value de... 6.000 euros.

Mais la loi est loi: la CEO savait à cette date qu’elle allait quitter l’entreprise, une information sensible qui pouvait influencer le cours de la Bourse. Le Parquet bruxellois a donc ouvert une enquête pour délit d’initié et mené des perquisitions au domicile de Madame Leroy et dans ses bureaux.

En attendant, sous la pression des syndicats, la patronne a quitté l’opérateur historique de téléphonie belge le 20 septembre. D’après les premiers témoignages, un retour ne serait pas à l’ordre du jour, même si l’ancienne CEO a quitté l’entreprise avec un bilan solide.