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travaux autoroutiers

Évaluation de la bande de covoiturage de l’E411 fin 2020



Le chantier global de rénovation de l’E411 aura coûté 12.650.000 euros. (Photo: Sofico)

Le chantier global de rénovation de l’E411 aura coûté 12.650.000 euros. (Photo: Sofico)

La bande de covoiturage de l’E411 mise en place entre Arlon et le poste frontière de Sterpenich ne fait pas l’unanimité. L’évaluation de son efficacité a été reportée à la fin de cette année.

Cela fait un peu plus d’un an que les travaux sur l’autoroute belge E411 , qui mène vers le Luxembourg, sont terminés. Et que la bande de circulation réservée au covoiturage a été ouverte . Problème: celle-ci ne se poursuit pas au-delà de la frontière. Du moins pour le moment puisque le ministère de la Mobilité indique que «l’étude de faisabilité est terminée et que nous en sommes maintenant à l’élaboration de l’avant-projet sommaire». Impossible donc de donner une date possible pour un début de chantier.

En attendant, le dispositif belge tarde à trouver son public. À tel point, explique La Meuse Luxembourg, que le ministre wallon de la Mobilité, Philippe Henry (Ecolo), qui soutient pourtant le projet, pourrait y mettre un terme. «Ces expériences permettront de tirer des leçons pour, le cas échéant, les arrêter ou en développer d’autres», a-t-il confié à nos collègues.

Évaluation intermédiaire reportée

Il est cependant sans doute encore trop tôt pour en décider. La Sofico (Société de financement complémentaire des infrastructures) qui a été en charge du chantier et du projet de bande de covoiturage rappelle à nos confrères que «la phase de test devait durer deux ans, et une évaluation intermédiaire devait avoir lieu après un an».

Cette dernière échéance a été reportée à la fin de cette année. «Avec la pandémie de Covid-19, le trafic a été réduit et il ne nous était pas possible d’obtenir des chiffres crédibles. Nous avons donc décidé de reporter cette évaluation en fin d’année. En réalité, les caméras qui longent cette bande sont dotées d’une intelligence artificielle qui permet, au fur et à mesure que les voitures empruntent cette bande, de détecter plus facilement les visages. Or, durant la crise, ces caméras n’ont pas pu s’améliorer du fait que la bande n’était pas empruntée», confirme la Sofico.