ENTREPRISES & STRATÉGIES — Technologies

Capchain

L’État dépense 600.000 euros pour des bouchons connectés



Présentée en janvier, la technologie lancée par Compellio et Guala Closures Group recevra 600.000 euros de subvention en trois ans pour développer la technologie utile dans les domaines pharmaceutique et alimentaire. (Photo: GCG)

Présentée en janvier, la technologie lancée par Compellio et Guala Closures Group recevra 600.000 euros de subvention en trois ans pour développer la technologie utile dans les domaines pharmaceutique et alimentaire. (Photo: GCG)

L’État apportera, via une convention de trois ans du ministère de l’Économie, 600.000 euros à CapChain, innovation dans le mariage de la blockchain de Compellio et des bouchons de Guala Closures. Car la technologie a un autre potentiel.

«Avec Guala Closures, leader mondial du marché des fermetures, nous aspirons à accélérer la numérisation dans l’industrie du vin et des spiritueux. Le projet CapChain est le fruit de cette collaboration et il nous permettra d’explorer de nouvelles façons pour les gens d’interagir avec des produits utilisant des technologies basées sur la blockchain. Nous sommes reconnaissants pour la subvention publique qui nous est fournie par l’État luxembourgeois et nous sommes impatients de l’utiliser, afin de développer une position de leader au niveau mondial», a lui-même annoncé le CEO de Compellio, Denis Avrilionis, sur le blog de la start-up.

Fin janvier dernier, à l’heure où bruissaient déjà les rumeurs de pandémie mondiale, l’entrepreneur devenu spécialiste des usages de la blockchain présentait un projet avec le leader mondial des systèmes de fermeture pour le vin et les spiritueux (20 milliards de bouchons par an), Guala Closures Group, basé lui aussi au Luxembourg : CapChain, qui n’avait pas de nom à cette époque, permet d’utiliser la blockchain pour tout savoir d’une bouteille de vin, de sa production à sa consommation, en passant, surtout, par sa commercialisation.

Le vin contenu dans la bouteille est-il bien le vin que le vendeur vend? A-t-il été transporté à droite et à gauche avant d’atterrir dans son lieu de commercialisation finale? Et est-il possible d’en déduire de nouvelles tendances dans la consommation? Ou de créer des communautés d’amateurs éclairés ou non du vin? Autant de questions auxquelles les deux sociétés entendent apporter une réponse en poursuivant leurs développements.

Sauf que la technologie, et M. Avrilionis le disait déjà à ce moment-là, permettrait d’être déclinée à d’autres supports de produits, qu’ils soient alimentaires ou pharmaceutiques. Le faux est un problème majeur dans l’économie du médicament et fait peser des risques sur les malades en premier lieu, mais aussi sur ceux qui dépensent des fortunes en recherche et développement et voient ainsi leur échapper des revenus qui vont vers des copieurs.

«Nous sommes ravis de démarrer ce projet, qui vise à combiner notre technologie de fermetures connectées Nestgate avec la technologie compatible blockchain de Compellio. Nos bouchons connectés – basés sur les technologies NFC ou QR code développées dans notre centre de R&D au Luxembourg – aideront idéalement les aliments et boissons, ainsi que les producteurs pharmaceutiques du monde entier à promouvoir leurs marques et à les protéger avec une solution éclectique, capable d’apporter immédiatement des avantages commerciaux.»

Après Luxinnovation, le ministère de l’Économie a accepté d’investir 600.000 euros sur trois ans dans ce projet.