POLITIQUE & INSTITUTIONS — Institutions

Rentrée scolaire

Écoles: ce qui change ce lundi



Désormais, il faudra porter le masque dans les classes de cours à partir de 6 ans.  (Photo: Romain Gamba/ Maison Moderne)

Désormais, il faudra porter le masque dans les classes de cours à partir de 6 ans.  (Photo: Romain Gamba/ Maison Moderne)

Des masques obligatoires pour tous dès l’âge de 6 ans, et toujours plus de tests. Voilà ce qui attend les élèves, leurs parents et le corps enseignant à partir de ce lundi. 

Fermées depuis deux semaines, les écoles rouvriront leurs portes ce lundi. Avec quelques changements, comme l’avait annoncé Claude Meisch (DP) , le ministre de l’Éducation nationale, voici quelques jours.

Le plus marquant d’entre eux sera certainement le port du masque désormais généralisé pour les élèves et le personnel des écoles et des maisons relais, sauf pour les élèves du cycle 1 (de 3 à 5 ans) et certains élèves des centres de compétences.

Quasiment tous les enfants âgés de 6 ans ou plus devront donc en porter un toute la journée. Cela ne changera pas grand-chose pour les adolescents des lycées. Presque tous les établissements l’avaient, en effet, déjà rendu obligatoire dans leur enceinte.

Par contre, au niveau de l’enseignement fondamental, cela s’annonce comme une transition plus importante. Jusqu’ici, les élèves devaient certes porter un masque lorsqu’ils bougeaient dans le périmètre de l’école, mais ils pouvaient retirer celui-ci lorsqu’ils étaient assis en classe. Ce changement risque forcément d’être compliqué pour ces enfants âgés de 6 à 12 ans, surtout chez les plus jeunes.

La responsabilité incombe aux parents

Si le masque devient donc obligatoire pour une grande majorité des élèves, la responsabilité de fournir celui-ci incombe bien à leurs parents. «Mais on passera une commande, dans les prochains jours, afin de pouvoir en fournir aux élèves qui en manqueraient», expliquait-on, en cette fin de semaine, au ministère de l’Éducation. Quant au contrôle, il pèsera apparemment sur les épaules des établissements et, donc, du corps enseignant.

Ce qui fait déjà dire qu’il va être compliqué de vérifier que tout le monde change bien de masque buccal quand cela est nécessaire.

Des tests rapides à partir de mars

Pour cette rentrée, les tests de dépistage seront, quant à eux, intensifiés. Au niveau du personnel enseignant et éducatif, mais aussi des élèves. Des équipes de «testing» mobiles interviendront de façon renforcée dans les écoles les plus touchées. Et il est également prévu de faire intervenir des tests rapides (aussi appelés antigéniques) à partir de mars. «D’après les communications que nous avons reçues, le ministre aimerait que les enfants soient testés régulièrement de cette manière. Dans toutes les classes, que celles-ci aient été touchées par un cas positif ou non. Et ce via des unités mobiles qui passeraient régulièrement», témoigne Joanne Goebbels, directrice adjointe à l’Athénée de Luxembourg. À ce sujet, les ministères de l’Éducation et de la Santé sont actuellement en discussion afin de définir le dispositif qui sera mis en place.

Autre changement pour ce lundi, aucun élève ne pourra retourner à l’école à la suite d’une mise en quarantaine sans présenter un résultat de test négatif réalisé à partir du 6e jour après le dernier contact avec la personne infectée. L’obligation de vérification incombant à l’école. «Et ce, alors qu’avant, nous n’avions pas le droit d’en demander», reprend Joanne Goebbels. «La question, désormais, sera de savoir comment on va gérer ça, si un cas se présente. Que fait-on si les parents refusent de soumettre leur enfant à ce test? Devra-t-on mettre en place un enseignement à distance pour celui-ci?» Car en cas de refus de s’y soumettre, la règle prévoit que le prolongement de la quarantaine de 7 jours supplémentaires…

L’explosion des variants semble anticipée

Enfin, notons que les différents établissements scolaires ont également reçu des explications sur ce qu’il pourrait se passer en cas d’une propagation importante du virus dans certaines écoles et certains lycées. Ce qui tend à montrer que le ministère de l’Éducation a anticipé l’hypothèse où les fameux variants, annoncés comme beaucoup plus contagieux que la souche d’origine du Covid-19, se propageraient dans le pays. Trois stades sont ainsi décrits. Le dernier prévoyant que «dans les lycées concernés, l’apprentissage alternant cours en présentiel et à distance, déjà en place pour les classes de 4e, de 3e et de 2e, sera aussi appliqué pour les classes de 6e et 5e. Les classes de 1re et de 7e resteront en présentiel.»

«Tout cela est bien clair. On ne sait pas encore si cela va arriver, ni où et quand. Mais on a une idée de comment cela se passerait. On anticipe et c’est une bonne chose», conclut Joanne Goebbels.

Il est vrai que cela n’a pas toujours été le cas depuis le début de cette pandémie…