POLITIQUE & INSTITUTIONS — Institutions

 à Bonnevoie-verger

Des parents rassurés par une rentrée bien organisée



Ce sont 216 élèves et 26 enseignants qui ont fait leur rentrée à l’école Bonnevoie-Verger ce mardi 15 septembre. (Photo: Romain Gamba / Maison Moderne)

Ce sont 216 élèves et 26 enseignants qui ont fait leur rentrée à l’école Bonnevoie-Verger ce mardi 15 septembre. (Photo: Romain Gamba / Maison Moderne)

Masques dans la cour de récréation, lavage des mains obligatoire avant d’entrer en classe… Les élèves de l’école fondamentale de Bonnevoie-Verger ont vécu, comme tous les autres, une rentrée spéciale Covid-19. Ce qui ne les a pas empêchés de se retrouver dans la bonne humeur.

Les parents arrivent au compte-goutte rue des Vergers, devant l’école fondamentale de Bonnevoie, peu avant 9h. Petits et grands portent le masque dans la rue, même s’il n’est pas obligatoire. Comme partout dans le pays, l’heure de la rentrée a sonné.

Daniel accompagne sa fille pour sa première rentée des classes. «Nous allons voir ce que cela donne. Je pense que les mesures sont rassurantes, nous n’avons pas de craintes», témoigne-t-il. À quelques mètres de là, Patrick, 3 ans, a hâte de rencontrer de nouveaux amis. Il tient la main de sa mère, Ciocan Idiko, qui a elle aussi confiance en l’établissement pour respecter les mesures d’hygiène.

«Nous n’avons pas eu de réunion de prérentrée», souligne Guillaume Payon, papa de Phrisil, six ans. «Je m’attendais à avoir quelques informations.» Peu informé, mais rassuré: «Je pense qu’avec les mesures, cela devrait bien se passer.»

Mains lavées, distances respectées

De l’autre côté du bâtiment, rue Pierre Hentges, les familles s’agglutinent à la grille pour suivre de loin la rentrée de leurs enfants, chargés de leur lourd sac à dos. Ces derniers attendent dans la cour par groupe de 10 à 20. Masque sur le nez, ils discutent, chahutent, se racontent leurs vacances… Le tout dans un brouhaha général. Les professeurs viennent les chercher et, un à un, les groupes rentrent dans le bâtiment.

Une fois en classe, chacun doit se laver les mains avant de rejoindre son bureau. Ils font la queue, puis s’installent à leur bureau. Distances de sécurité respectées: ils peuvent enfin tomber le masque. Comme Zoé, 7 ans, qui attend sagement le début du cours. «Je suis contente de revenir à l’école. Ma maman me dit que je vais apprendre beaucoup de choses, alors cela me fait sourire avec mes amis», témoigne-t-elle. Elle a passé l’été à la maison, à Esch-sur-Alzette. Si le Covid-19 lui faisait peur au début, elle est maintenant rassurée par les mesures de sécurité et ne craint pas la rentrée scolaire.

Rentrée des élèves de l’école fondamentale de Bonnevoie-Verger – 15.09.2020 (Photo: Romain Gamba / Maison Moderne)

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Rentrée des élèves de l’école fondamentale de Bonnevoie-Verger – 15.09.2020 (Photo: Romain Gamba / Maison Moderne)

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Rentrée des élèves de l’école fondamentale de Bonnevoie-Verger – 15.09.2020 (Photo: Romain Gamba / Maison Moderne)

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En classe, chacun doit se laver les mains avant de rejoindre son bureau. (Photo: Romain Gamba / Maison Moderne)

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Lydie Polfer (DP), bourgmestre de Luxembourg-ville, s’est rendue sur place pour souhaiter une bonne rentrée aux écoliers. (Photo: Romain Gamba / Maison Moderne)

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Une fois installés à leur place, les élèves peuvent enfin tomber le masque. (Photo: Romain Gamba / Maison Moderne)

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216 élèves à Bonnevoie-Verger

En tout, ce sont 216 élèves et 26 enseignants qui ont fait leur rentrée à l’école Bonnevoie-Verger ce mardi 15 septembre, répartis en 15 classes qui vont du préscolaire à la sixième. Lydie Polfer (DP), bourgmestre, s’y est rendue pour leur souhaiter une bonne rentrée. «Chaque année, je choisis un quartier différent. Aujourd’hui, c’était Bonnevoie. Son bâtiment ancien crée une certaine ambiance», justifie-t-elle. Quand l’un des élèves interrompt son discours pour éternuer, c’est dans son coude. La classe l’applaudit.

«C’est une rentrée spéciale pour une année spéciale, encore marquée par le coronavirus», admet la bourgmestre. «Il était important que les enfants retrouvent leur classe, ils ont déjà perdu deux mois au printemps.» Ici, le port du masque est obligatoire pour chaque déplacement, à l’intérieur comme dans la cour de récréation, à partir de 6 ans. Les élèves, comme leurs enseignants, peuvent l’enlever une fois installés. «Ils sont très disposés à respecter les mesures, c’est comme un jeu pour eux. Ils sont conscients que c’est important.»

À 9h30, quelques retardataires arrivent encore, essoufflés, dans le couloir. On les accompagne dans leur classe. Dehors, la cour s’est vidée, les parents sont partis. La rentrée, c’est déjà du passé.