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Elle court, elle court, Runa… et vite



Le conseil de Runa Egilsdottir à celles et ceux qui veulent se lancer dans l’aventure du marathon: soyez gentils avec vous-mêmes. (Photo: Runa Egilsdottir)

Le conseil de Runa Egilsdottir à celles et ceux qui veulent se lancer dans l’aventure du marathon: soyez gentils avec vous-mêmes. (Photo: Runa Egilsdottir)

Runa Egilsdottir s’est découvert une passion pour la course à pied assez tardivement. Mais depuis lors, elle ne cesse de progresser. Au point de boucler le marathon de Francfort en 3h!

Ce n’est que partie remise, sans aucun doute. Le 27 octobre 2019, Runa Egilsdottir passe la ligne d’arrivée du marathon de Francfort, qui est aussi le championnat national du Luxembourg de la discipline, après 3 heures de course! Un résultat impressionnant pour cette maman de 42 ans, qui rêvait cependant «d’être sous les 3h». 

Au premier rang, avec les Kenyans

Même si depuis lors elle a continué à avaler des centaines de kilomètres, reparler de cette épreuve procure toujours autant d’émotion. L’objectif de réaliser ce jour-là une course exceptionnelle avait été fixé avec son entraîneur et constituait une étape importante dans son parcours d’athlète, plus qu’un aboutissement. «Finalement, j’ai dépassé de quelques secondes ce que je voulais. Mais ce n’est pas grave: ce fut très agréable», explique Runa. «Le temps était superbe et le parcours très bien, avec de longues allées très droites…» Seul le vent aurait pu la contrarier, «mais j’étais tellement concentrée sur ma course que cela n’a pas été très important. Et puis, il y avait beaucoup de public et une ambiance tout simplement géniale.»

Ses performances antérieures ont aussi permis à Runa de débuter la course en Allemagne au premier rang, à côté des pros, et notamment des coureurs kenyans. Ceux que l’on admire et qui survolent le bitume à une allure folle. «C’était tout simplement incroyable, un rêve», repense-t-elle encore.

Elle-même ne l’aurait pas imaginé voici quelques années. Car si Runa Egilsdottir était une enfant et une jeune femme sportive, pratiquant «un peu toutes les disciplines», dont le judo ou encore la natation, le running n’était pas dans ses priorités. C’est une copine de son frère qui lui fait acheter ses premières chaussures de course à pied.

«On a fait des courses ensemble et j’y ai vite pris goût», dit-elle. Elle enchaîne les sorties, réalise un premier semi-marathon, goûte au trail et apprécie les distances semi-longues «de 35 ou 36km». Elle épuise le calendrier des épreuves de la région, participe aussi à des courses à l’étranger, notamment en Islande…

Le plaisir comme moteur

Elle cherche alors de nouvelles sensations, et se rend dans un club de triathlon. «Je me suis entraînée là-bas et j’ai vu que je tenais la route, j’étais bien», explique Runa. Celui qui va devenir son entraîneur la remarque, «et il me dit tout de suite que je fais… n’importe quoi. Il a alors proposé de m’aider.» Bien encadrée et grâce à des aptitudes naturelles évidentes, elle ne cesse de progresser. Suivent logiquement des performances et des titres en duathlon, triathlon et marathon.

Mais qu’est-ce qui fait donc courir Runa? «Le moteur, c’est le plaisir. Et puis donner à d’autres femmes l’envie de faire du sport», dit-elle. Et son dernier conseil pour celui ou celle qui aurait aussi envie de se lancer sur une distance de 42,195km? «Il faut avoir envie d’essayer, mais surtout de réussir, et pour cela, il faut s’entraîner, sans faire n’importe quoi. Il faut être ‘gentil avec soi-même’, et tout ira bien», conclut Runa.

Cet article est issu de la newsletter Paperjam Running, le rendez-vous mensuel pour suivre l’actualité du running au Luxembourg. Vous pouvez vous abonner en suivant ce lien .