ENTREPRISES & STRATÉGIES — Industrie

Autofestival (4/5)

Électriques et hybrides, stars de l’Autofestival?



Près de 20% des ventes de véhicules neufs en 2020 concernaient des modèles électriques ou hybrides. (Photo: Shutterstock)

Près de 20% des ventes de véhicules neufs en 2020 concernaient des modèles électriques ou hybrides. (Photo: Shutterstock)

L’Autofestival, dont la 57e édition se tiendra du 25 janvier au 13 février 2021, devrait confirmer la tendance perceptible en 2020: les clients se tournent de plus en plus facilement vers les véhicules électriques ou hybrides. Et les constructeurs l’ont bien compris.

En 2020, une nouvelle immatriculation sur cinq l’était pour un modèle électrique ou hybride. Dans un marché automobile en berne, voyant le volume de ses ventes diminuer d’un peu moins de 20% en 2020 concernant les voitures pour particuliers, les voitures vertes font figure d’exception: une hausse de 8,7 points de pourcentage pour les hybrides et un passage de 1,8% de la part des ventes en 2019 à 5,3% en 2020.

«Il y a une tendance claire vers l’électrifié, avec une réelle augmentation des ventes, notamment beaucoup sur les plug-in hybrides. Beaucoup de consommateurs, souvent pour de courts trajets entre le travail et le domicile, recherchent ce type de véhicules», explique Olivier François, marketing manager chez Bilia-Emond (BMW, Mini).

Une prime et une conscience

Plusieurs raisons peuvent expliquer cette ruée vers la voiture propre. À commencer par les aides gouvernementales, allant jusqu’à 8.000 euros pour un véhicule électrique et 2.500 euros pour un modèle hybride. Un coup de pouce visant à l’électrification du parc automobile qu’apprécient les acteurs du secteur qui, souvent, estiment que le succès serait beaucoup moins important si l’État n’était pas intervenu.

Par ailleurs, avancent certains spécialistes de l’automobile, la dimension écologique est également une donnée importante. «Je pense qu’il y a une envie de rouler plus propre. Il y a une conscience générale ici, au Luxembourg, en matière de respect de l’environnement, qui est importante. Et puis, il ne faut pas oublier qu’il s’agit de véhicules agréables à conduire, cela aide à dissiper les appréhensions», complète-t-on chez Losch, qui représente une douzaine de marques, dont VW, Audi, Seat ou Porsche, au Luxembourg.

Ces aspects, que la baisse – ou l’absence – de consommation d’essence parvient à concilier, ont poussé les marques à proposer de plus en plus de modèles. Fini donc le temps où seuls quelques véhicules, au design souvent douteux, ornaient les allées des concessionnaires. Actuellement, plus de 140 modèles hybrides et électriques sont proposés et quelque 85 autres devraient être introduits par les constructeurs d’ici 2023.

Sur la bonne voie

Les consommateurs semblent prêts à franchir le pas et les marques avoir compris que la demande ne faisait que grandir. Mais quid des infrastructures nécessaires à l’électrification du parc? Sur ce point, les choses semblent aller dans le bon sens. C’est du moins ce que pensent les professionnels de l’automobile au Luxembourg.

«Il y existe plusieurs centaines de bornes déjà installées. Cela faisait partie des promesses du gouvernement», rappelle-t-on chez Autopolis, avant d’ajouter: «Cela ne concerne pas que les particuliers. De plus en plus d’entreprises veulent se lancer dans l’installation de bornes pour leurs salariés. Il y a peut-être un intérêt de l’État de subventionner pour les sociétés et les particuliers. Chez nous, nous vendons le package véhicule et bornes.»

Dans ce cas, l’installation de bornes de recharge est réalisée par des sociétés privées et les prix démarrent à 2.738 euros, indique le concessionnaire Losch, dont une partie peut être prise en charge par l’État. «Il y a de grands plans prévus avec l’installation de bornes. Si nous ne pouvons pas dire que cela est suffisant, ça va néanmoins dans le bon sens», rapporte, confiant, le spécialiste. «C’est un élément pour lequel il reste du travail, mais le Luxembourg est quand même en avance sur un certain nombre de pays», confirme et conclut le directeur d’Autopolis.