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un nouvel outil

Une e-vitrine pour les commerces de Luxembourg



Après Kaaft Lokal, Nala et I love my shops, ce sera bientôt au tour de la Ville de Luxembourg de lancer sa propre plate-forme de soutien aux commerçants. (Photo: Shutterstock)

Après Kaaft Lokal, Nala et I love my shops, ce sera bientôt au tour de la Ville de Luxembourg de lancer sa propre plate-forme de soutien aux commerçants. (Photo: Shutterstock)

La Ville de Luxembourg souhaite rapidement mettre en ligne une plate-forme pour apporter du soutien à ses commerçants. Une initiative similaire à ce qui existe déjà, par ailleurs? Non, explique l’échevin Serge Wilmes, car, plus que d’un site de vente, il s’agira là d’une véritable vitrine.

La crise sanitaire aura eu parfois le mérite de donner un coup d’accélérateur à certains projets. Celui qui consiste en la création d’une plate-forme destinée aux commerces de la Ville de Luxembourg en est un bon exemple. En gestation depuis un an, il pourrait, selon l’échevin Serge Wilmes (CSV), «être opérationnel dans trois ou quatre semaines. Ce sera le résultat d’un groupe de travail mis en place après l’enquête Quest sur les habitudes des consommateurs.»

Pour les commerces des 24 quartiers

Cet outil, en lien avec le site web de la Ville, mais avec son propre design, devra donner plus de visibilité aux commerçants, qui en auront bien besoin, une fois l’heure de la réouverture venue. «Et sont concernés tous les commerces, ceux des 24 quartiers de la ville. Il y a des commerces très intéressants, de niche, à Bonnevoie ou au Limpertsberg. Tous doivent être valorisés. C’est ainsi qu’on pourra au mieux promouvoir la destination Shopping Luxembourg dans son ensemble. Si on travaille quartier par quartier, l’idée est cependant bien de créer une communauté», poursuit Serge Wilmes.

Qui souligne qu’il n’est pas question de venir là avec quelque chose qui existe déjà. «On pourra aussi souscrire des bons d’achat, mais pour la vente proprement dite, il y a Letzshop et d’autres outils. Ici, on veut plus être une vitrine qu’une plate-forme de vente, c’est clair. D’ailleurs, dans un second temps, on ouvrira des possibilités B2B, pour que les commerçants échangent entre eux.»

Une initiative parmi d’autres

Kaaft Lokal , Nala , I love my shops, #HorecaComeback … Vitrines des magasins qui livrent encore ou vente de coupons en ligne à dépenser à la fin du confinement, beaucoup d’initiatives ont pourtant déjà été mises en place en cette période de crise. Pleines de bonne volonté, certes. Mais pourquoi ne pas tout regrouper sur une seule et même plate-forme?

«Je suis d’accord avec vous, nous en voyons beaucoup», admet Claude Bizjak, directeur adjoint de la Confédération luxembourgeoise du commerce (CLC), à l’initiative de Kaaf Lokal. «Cela ne renforce pas le flux des clients vers une plate-forme, ça les disperse», relève-t-il.

«En ce moment, tout le monde a énormément à faire, et la coordination est compliquée», justifie-t-il. «Avec Kaaft Lokal, nous avons essayé de faire une plate-forme ouverte à tous: commerces, restaurants, bistrots… dans tout le Luxembourg.»

Collaborations entre sites

Le site est partenaire de I love my shops. Lancée par Editus mardi 21 avril, cette plate-forme se veut multi-usage. Elle renvoie d’un côté vers Editus.lu, qui répertorie les magasins ouverts ou pratiquant la livraison. Et pour ceux dans l’impossibilité de continuer l’activité en cette période, vers Kaaft Lokal, pour l’achat de bons. Spécialisée dans le marketing, l’agence souhaite «créer une communauté» autour de ces commerces via une campagne de communication sur les réseaux sociaux et une newsletter spécifique. Elle indique que ce «programme de visibilité» est gratuit pour les commerçants. La plate-forme compte 500 inscrits et a reçu environ 9.000 visites le premier jour. De son côté, Kaaft Lokal recense plus de 300 coupons vendus pour environ 25.000 euros de dons, d’après les chiffres du vendredi 24 avril.

Interrogée sur la multiplication des initiatives de ce type, Editus répond: «Tout le monde réagit un peu au pied levé, c’était difficile de mettre tout le monde dans la boucle.» L’idée d’une plate-forme commune «pourrait être une ouverture», selon elle.