POLITIQUE & INSTITUTIONS — Institutions

Marc Muller (Président de la CNPSES)

«Donner aux jeunes des raisons d’espérer»



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Au premier plan, Marc Muller, le président de la CNPSES. (Photo: Anthony Dehez)

La remise des prix en sciences économiques et sociales aura lieu mercredi 10 juillet à la Chambre des salariés (CSL). Marc Muller, le président de la Conférence nationale des professeurs de sciences économiques et sociales (CNPSES), qui organise l’événement, répond à trois questions.

Quelles pratiques adopte la CNPSES afin de rapprocher l’école de l’entreprise?

Marc Muller. – «Nous poursuivons cet objectif depuis des années. Pour cela, nous coopérons avec la CSL et la Chambre de commerce.

La Chambre de commerce organise des modules sur l’entrepreneuriat et organise des visites d’entreprise avec des professeurs d’économie. De notre côté, nous en organisons avec des étudiants.

Un de nos objectifs est de réfléchir à propos du contenu de nos cours: sommes-nous suffisamment proches des enjeux actuels, par exemple celui de l’interaction entre écologie et économie?

De même, il faudrait davantage inclure l’apprentissage de compétences transversales, comme l’esprit critique et la créativité.

Un brainstorming est donc nécessaire afin de voir dans quelle direction continuer.

Roland Deinzer est invité en tant qu’orateur lors de la remise des prix. Quelles raisons ont motivé ce choix?

«Nous organisons cet événement avec, pour partenaire, une année sur deux, la CSL ou la Chambre de commerce. Cette année, nous abordons le thème des métiers du futur, un sujet cher à la CSL.

Cette dernière a proposé Roland Deinzer, un homme qui a beaucoup d’expérience concernant les stratégies d’entreprise. Nous allons nous laisser surprendre par ce qu’il a à nous annoncer. J’espère qu’il nous communiquera des messages d’optimisme afin que ce monde en pleine mutation donne aux jeunes davantage de raisons d’espérer que de s’inquiéter.

Quelles sont les perspectives de la CNPSES pour ces prochaines années?

«Nous militons pour qu’un cours d’économie en tant que culture générale soit inscrit au niveau de l’enseignement général, ainsi qu’un relais pour l’éducation financière. Il faut expliquer aux jeunes que la seule issue n’est pas d’être fonctionnaire, mais qu’ils peuvent devenir salariés ou indépendants.

Nous devons aussi continuer à garder le contact avec le terrain, notamment les Chambres, afin de nous donner la possibilité de renouveler nos cours et nos manuels. Et, sur ce dernier point, il nous faudrait un support du ministère de l’Éducation, qui a d’ailleurs déjà fait quelques pas dans cette direction.»