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Politique étrangère

Une diplomatie de plus en plus féminine



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Le ministre Jean Asselborn réunit les forces vives de la diplomatie luxembourgeoise tous les deux ans. (Photo: Matic Zorman)

La conférence diplomatique a lieu tous les deux ans pour réunir les chefs de missions diplomatiques et les cadres du ministère des Affaires étrangères. L’occasion de faire le point sur le futur de la diplomatie luxembourgeoise et de dresser un état des lieux.

C’est le ministre des Affaires étrangères  Jean Asselborn  qui a dressé le bilan de la conférence diplomatique, qui a eu lieu à Luxembourg durant quatre jours, du 20 au 23 mai. Organisée tous les deux ans, elle réunit les chefs de missions diplomatiques luxembourgeoises et les directeurs du ministère.

28 sessions de travail organisées autour de quatre thèmes principaux ont permis des échanges sur la politique européenne, les actualités politiques, les grands dossiers internationaux... Outre le fait de dresser un état des lieux, c’est aussi là l’occasion d’évoquer l’avenir de la diplomatie et les grandes lignes de la politique étrangère luxembourgeoise, notamment dans les domaines de la coopération, de la défense et de l’immigration.

Une carrière qui attire

La carrière diplomatique continue d’attirer les candidats, a expliqué le ministre. Mais les places sont rares et donc chères. Un niveau master universitaire ne suffit plus. Et une expérience de terrain est souvent indispensable avant de présenter les concours que le Luxembourg a le luxe de pouvoir rendre de plus en plus difficiles. «La diplomatie a un rôle important», a encore expliqué Jean Asselborn. «Elle est au service des Luxembourgeois, des institutions, de l’État, doit soutenir nos entreprises, promouvoir l’image du pays, défendre ses intérêts au niveau politique, mais aussi commercial ou financier.» Bref, le métier, a-t-il dit non sans humour, «ce n’est pas que donner des réceptions et traiter des papiers».

Actuellement, 703 personnes travaillent pour le département. Le corps diplomatique en lui-même compte 143 personnes, dont 51 femmes. Ce n’est encore qu’un peu plus d’un tiers des effectifs, mais on revient de loin puisque c’est une hausse de 60% depuis 2016. 68 diplomates sont en fonction à l’étranger, les autres à Luxembourg.

29 ambassades et 3 consulats

Le Luxembourg compte actuellement 29 ambassades bilatérales, 5 représentations permanentes auprès d’organisations internationales et 3 consulats généraux (New York, San Francisco et Shanghai). À l’heure actuelle, il ne semble pas que le gouvernement envisage de nouvelles ouvertures d’ambassade.

C’est de Moscou, New Delhi et Pékin que les plus importantes demandes de visa ont été émises. 

Enfin, Jean Asselborn a rappelé le rôle majeur que le ministère, et donc la diplomatie, avait eu avec d’autres afin de préparer au mieux l’éventuel Brexit. Avec, évidemment, une attention portée aux risques financiers et économiques, mais surtout envers les personnes, «les Luxembourgeois établis au Royaume-Uni, et les Britanniques qui vivent au Luxembourg».