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Après la démission de Roberto Traversini

Differdange en attente d’un nouveau bourgmestre



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La troisième ville du pays se retrouve sans bourgmestre, mais avec une coalition déterminée à poursuivre son action commune. (Photo : Paperjam)

La démission de Roberto Traversini laisse une place vacante au conseil communal. L’équilibre de la coalition avec le CSV ne devrait toutefois pas être affecté.

Acculé après les  preuves successives apportées aux accusations  de l’opposition communale, Roberto Traversini a fini par craquer vendredi, souhaitant également préserver sa famille, et a annoncé sa démission  lors d’une brève conférence de presse  au sein de l’Ancien hôtel de ville de Differdange. Il quittera lundi son habit de bourgmestre, qu’il endossait depuis 2014, mais aussi celui de conseiller communal datant de 2005.

«En fin de compte il n’avait plus d’autre choix», commente François Meisch, conseiller DP (opposition). «Nous ne sommes pas contents de la situation actuelle et des circonstances. Malheureusement, de nouveaux éléments n’ont cessé d’apparaître ces dernières semaines, et M. Traversini n’a pu que les confirmer.»

Parti comptant le plus d’élus à l’issue des  élections communales de 2017 , Déi Gréng devrait logiquement conserver le droit de revendiquer la succession de M. Traversini. L’échevin Georges Liesch, deuxième mieux élu du parti, est naturellement pressenti pour achever le mandat de M. Traversini. «C’est la section de Differdange qui devra en décider», précise Christian Kmiotek , coprésident du parti écologiste. Une section qui doit digérer «le choc» de la démission d’un bourgmestre «qui s’est engagé avec passion» comme il l’a rappelé lui-même vendredi matin.

La coalition Déi Gréng-CSV épargnée

Le partenaire de coalition, le CSV, ne compte en tout cas pas réclamer de nouvelles élections, ni l’opposition d’ailleurs. Tom Ulveling, premier échevin CSV, a indiqué à RTL que son parti et Déi Gréng avaient bien travaillé ensemble et qu’il ne voyait pas pourquoi cela changerait.

Reste à voir si le futur bourgmestre conservera l’ensemble des dossiers suivis par son prédécesseur ou si une redistribution aura lieu suivant ses affinités. M. Traversini était en charge des ressources humaines, des finances communales, du sport et des associations sportives, de l’intégration, de la communication, du logement et de l’agence immobilière sociale Kordall, des sapeurs-pompiers, du commerce et de l’industrie, du 1535° et enfin du dossier Capitale européenne de la culture 2022 avec le premier échevin.

M. Traversini préside également le CIGL Differdange et le syndicat Pro-Sud réunissant 11 communes du sud du pays. Il faudra lui trouver un successeur à ces postes.

«Nous allons travailler avec la nouvelle équipe afin de rétablir la confiance dans la politique locale», promet de son côté M. Meisch. «Nous avons fait notre travail de contrôle du collège échevinal. Ce n’est pas plaisant. J’espère maintenant que les choses vont se calmer dans l’intérêt de la commune et que nous pourrons poursuivre les travaux en cours.»