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Serge Ecker



Serge Ecker. (Photo: Sven Becker)

Serge Ecker. (Photo: Sven Becker)

Sa Melusina pourrait bien devenir le nouveau symbole de la capitale au même titre que la Petite Sirène de Copenhague ou le Manneken Pis de Bruxelles. Serge Ecker a en effet remporté le concours organisé par la Ville de Luxembourg pour créer une sculpture autour de cette femme dont le mythe nourrit notre imaginaire. Pour la créer, il a suivi la même démarche que dans ses travaux précédents: un scan en 3D d’une personne réelle, un maillage polygonal presque abstrait, puis un travail pour assouplir les traits et donner un semblant de visage à cette femme mystérieuse. «Ce qui est intéressant, c’est de déconstruire, puis de reconstruire l’image et donc le mythe, pour arriver à ma propre Melusina», explique l’artiste, formé à l’image numérique et aux effets spéciaux.

Tout son travail s’intéresse d’ailleurs à la représentation du réel à travers les nouvelles technologies. Ainsi, à partir de photographies personnelles, d’images puisées sur Google Earth ou dans les médias, Serge Ecker recompose une image numérique en 3D, qu’il va ensuite imprimer en volume, comme il l’a fait pour des habitations dévastées par le tsunami au Japon.

Travaillant aussi pour des architectes, Serge Ecker est passionné par la question de la représentation de l’espace humain. «On peut ‘éteindre’ une photographie, alors que le modèle 3D est tangible et durable. Il n’en reste pas moins une construction, une représentation.»

D’ici quelques mois, c’est une Mélusine bleue («une couleur pop qui se verra de loin») qui accueillera les promeneurs à ses côtés sur son banc au bord de l’Alzette.