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Royaume-Uni

Des débats à nouveau tendus autour du Brexit



L’Union européenne reste dans l’attente de la décision des Britanniques. (Photo: Shutterstock)

L’Union européenne reste dans l’attente de la décision des Britanniques. (Photo: Shutterstock)

Cette semaine sera encore compliquée par rapport au scénario du Brexit. Les «27» doivent se prononcer sur un nouveau report, alors que le Parlement britannique devra voter sur la demande d’élections anticipées de Boris Johnson.

Cette dernière semaine d’octobre aurait dû être celle du départ des Britanniques de l’Union européenne. Elle sera, comme bien d’autres, celle du flou et de l’incertitude.

Ce lundi matin, les ambassadeurs des «27» se réunissent pour acter un report de l’opération de sortie. Un délai à nouveau nécessaire pour permettre au Parlement britannique de débattre et de voter sur le nouvel accord trouvé avec l’Union européenne.

En principe, les partenaires de la Grande-Bretagne devraient facilement adopter un nouveau report de trois mois, soit au 31 janvier 2020. Mais si l’accord de sortie était ratifié plus tôt, la date pourrait être avancée au 30 novembre ou au 31 décembre.

Vers des élections anticipées?

Pendant ce temps, Westminster devra aussi débattre de possibles élections anticipées. Boris Johnson n’en démord pas, il veut un nouveau scrutin le 12 décembre prochain. Les sondages lui sont favorables, avec des intentions de vote qui atteignent 35% pour les Tories, 10 points de plus que le Labour.

Un premier vote devrait être tenté ce lundi au Parlement pour obtenir ce scrutin. Mais rien n’est gagné, dans la mesure où Johnson a besoin d’une majorité des deux tiers (434 voix sur 650). Or, il n’a plus de majorité à la Chambre des communes.

Le Labour ne veut pas entendre parler d’élections tant que le risque d’un Brexit sans accord reste possible. Deux autres formations d’opposition, le parti nationaliste écossais et les libéraux-démocrates, se préparent, elles, à présenter un amendement qui entraînerait des élections le 9 décembre si le Brexit est repoussé au 31 janvier. Elles n’auraient besoin que d’une majorité simple pour le faire passer.