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Dans le grand bain thermal de la Grande Région



Malgré les restrictions sanitaires, le Domaine thermal de Mondorf fonctionne de nouveau  de façon largement satisfaisante, assure  Paul Hammelmann, le président du conseil d’administration. (Photo: Romain Gamba/Maison Moderne/Archives)

Malgré les restrictions sanitaires, le Domaine thermal de Mondorf fonctionne de nouveau de façon largement satisfaisante, assure  Paul Hammelmann, le président du conseil d’administration. (Photo: Romain Gamba/Maison Moderne/Archives)

Pour une journée, un week-end ou un plus long séjour dans le cadre d’une cure, l’offre thermale autour de Luxembourg et dans sa région proche est particulièrement étoffée. À commencer par le domaine thermal de Mondorf-les-Bains. D’autres infrastructures sont situées dans un rayon compris entre une et trois heures de route.

Mondorf-les-Bains

À la source… «Malgré les restrictions sanitaires, Mondorf Domaine Thermal fonctionne de nouveau – après le confinement – de façon largement satisfaisante et certains départements, tels que l’hôtellerie, ont pris un essor inespéré.» Assurément, Paul Hammelmann voit le verre à moitié plein sous l’effet d’un retour en force du tourisme local. Les résidents et visiteurs en provenance de la Grande Région constituent la majorité de la clientèle du domaine qui s’apprête à vivre un lifting conséquent grâce à une enveloppe de 135 millions débloqués par le gouvernement.

Pour la petite histoire… Si, en 1841, des forages mènent à la découverte d’une eau tiède (36 °C) et fortement minéralisée, c’est parce que le Luxembourg cherche à se procurer du sel de gemme, afin d’échapper à une taxe sur le sel décrétée par la domination hollandaise. En vain.

Amnéville-les-Thermes

À la source… Le Centre Thermal Saint Eloy pour les cures, la Villa Pompéi pour la détente entre adultes et le complexe Thermapolis dédié aux familles: ces trois établissements forment le pôle thermal d’Amnéville. Au total, 600.000 visiteurs (90% de Lorrains) étaient comptabilisés en 2019, dont deux tiers pour Thermapolis. Mais le Covid-19 a réduit de moitié leur nombre en 2021, selon les chiffres relayés par France Bleu. Exploitant des lieux depuis mars 2021, le groupe Arenadour ambitionne pour 2022 de réaliser des investissements aussi bien dans la cure thermale que dans les infrastructures de loisirs.

Pour la petite histoire… C’est sur l’ancien crassier d’Amnéville qu’une zone de loisirs a vu le jour avec un bassin inauguré en 1980. Autant dire que cette piscine en pleine forêt restait une attraction confidentielle, mais le maire de l’époque, Jean Kiffer, a décidé d’étendre l’infrastructure.  

Spa

 À la source… Après 11 mois de fermeture en raison de la pandémie, les Thermes de Spa surfent sur l’essor du tourisme local et une hausse des dépenses. «Nous avons réduit le segment ‘familles avec enfants’, ce qui nous a permis de privilégier d’autres segments ‘adultes’, lesquels se permettent davantage de dépenses en soins», admet sa directrice générale, Séverine Philippin. Car avec 60 cabines de soins individuelles, l’institut est le plus important de Belgique, revendique-t-il, avec plus de 7.500 soins prodigués par an. Environ 5% de la clientèle est luxembourgeoise, tentée aussi par son voisin de Chaudfontaine, le centre allemand Carolus Thermen à Aix-la-Chapelle et Thermae 2000 situé à Valkenburg, aux Pays-Bas. 

Pour la petite histoire… Les Thermes de Spa regroupent trois sources d’eaux minérales aux propriétés particulières: la source Clémentine est utilisée pour favoriser la digestion, la détoxication hépatique ainsi qu’en balnéothérapie. La source de la Reine est très pauvre en sels minéraux et est plutôt utilisée pour des cures de diurèse, de réhydratation ainsi que des régimes diététiques pauvres en sodium. Enfin l’eau de la source Marie-Henriette est utilisée pour le traitement thermal et est légèrement pétillante. Elle est utilisée pour des bains carbogazeux et des douches massantes.

Baden-Baden

À la source… Bienvenue en Forêt-Noire où jaillissent les 12 sources de Baden-Baden. Leur particularité? Elles diffusent l’eau thermale la plus chaude d’Allemagne, puisée à 68 °C. Réputée combattre les maladies cardiovasculaires, respiratoires et les rhumatismes, cette eau est actuellement exploitée par les Thermes Caracalla, restés ouverts dans le contexte sanitaire que l’on connaît. Le Friedrichsbad, ces thermes romano-irlandais à l’architecture particulière, est en revanche fermé depuis la fin décembre. Les visiteurs proviennent essentiellement d’Allemagne et de la France voisine, tandis que la clientèle du Benelux représente environ 1% de la fréquentation totale selon Carasana.

Vittel-Contrexéville

Les cités thermales de Vittel et Contrexéville se positionnent sur le traitement des problèmes digestifs, des affections urinaires, rhumatologiques ainsi que de la surcharge pondérale. Mais Contrexéville compte aussi sur sa liste le traitement du diabète et la prévention anti-âge. Vittel était jadis une cité thermale gallo-romaine, que l’avocat Louis Bouloumié a décidé de racheter au milieu du XIXe siècle. Son développement passe par la commercialisation des bouteilles d’eau et la construction d’un établissement thermal et des infrastructures d’hébergement et de loisirs. La source de Contrexéville est, quant à elle, découverte au XVIIIsiècle, mais son exploitation est plus tardive.

Cet article a été rédigé pour  l’édition magazine de Paperjam du mois de mars 2022  parue le 23 février 2022. Le contenu du magazine est produit en exclusivité pour le magazine. Il est publié sur le site pour contribuer aux archives complètes de Paperjam. 

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