ENTREPRISES & STRATÉGIES — Finance & Légal

Résultats annuels

Une croissance record pour EY en 2021



De gauche à droite: Laurent Moscetti, Olivier Lemaire, Olivier Coekelbergs (Country managing partner) et Bart van Droogenbroeke ont présenté les résultats de leurs lignes de service au cours de la conférence de presse annuelle d’EY Luxembourg. (Photo: Matic Zorman / Maison Moderne)

De gauche à droite: Laurent Moscetti, Olivier Lemaire, Olivier Coekelbergs (Country managing partner) et Bart van Droogenbroeke ont présenté les résultats de leurs lignes de service au cours de la conférence de presse annuelle d’EY Luxembourg. (Photo: Matic Zorman / Maison Moderne)

EY Luxembourg a présenté son rapport annuel, ce jeudi, affichant une croissance globale en hausse de 10,2% par rapport à l’an dernier et 286 millions d’euros de revenu net consolidé. Les résultats financiers sont en hausse dans tous les segments de son activité.

EY Luxembourg a annoncé, ce jeudi midi, une croissance de 10,2% de son chiffre d’affaires, lequel aboutit à un revenu net consolidé de 286 millions d’euros pour l’exercice clos le 30 juin 2021. Les chiffres indiqués se basent sur les résultats des quatre lignes de services du cabinet: Audit, Conseil, Fiscalité, Stratégie et Transactions.

Au cours des deux derniers exercices financiers, EY Luxembourg a réalisé une croissance combinée de 24,4%. Pour sa part, PwC annonçait, il y a un mois , un résultat net en hausse de 5,1%, à 432,3 millions d’euros. Avec ces résultats significatifs, EY Luxembourg s’affiche désormais comme un challenger, certes, mais à l’ambition aiguisée et à surveiller de près. Si les Big Four présentent globalement des résultats au-delà de leurs attentes en 2021, étant donné le contexte pandémique de début d’exercice, la progression d’EY dans chaque ligne de services est remarquable.

«Bien que les deux dernières années aient été particulièrement éprouvantes – la pandémie ayant provoqué un passage au travail virtuel presque du jour au lendemain pendant l’année fiscale 2020 –, je suis fier qu’EY ait à nouveau obtenu d’excellents résultats au cours de l’exercice 2021. Si l’on prend en considération les deux derniers exercices, au cours desquels l’économie a été fortement impactée au niveau mondial, EY Luxembourg a réalisé une croissance combinée exceptionnelle de 24,4%, démontrant sa résilience face aux circonstances imprévues (…)», a déclaré Olivier Coekelbergs , dans un communiqué, revenant sur sa première année fiscale complète en tant que country managing partner d’EY Luxembourg.

Transactions et fiscalité ont dopé 2021

La plus forte croissance revient à la ligne de services Stratégie et Transactions (SaT), laquelle a enregistré une augmentation de ses revenus de 13%, faisant suite à une croissance de 30% l’année précédente. Compte tenu de ces résultats, le département a intégré deux partners supplémentaires et agrandi l’équipe, afin de poursuivre le développement de ses activités existantes et de lancer de nouveaux services de conseil, tels que les fusions-acquisitions immobilières, ou encore les projets de développement.

«Des conditions plus difficiles sur le marché des fusions-acquisitions au début de l’exercice ont largement été compensées par un niveau d’activité élevé au cours du second semestre, renforcé par une croissance soutenue des autres activités du département SaT. Les services d’évaluation et de modélisation ont été stimulés par les tendances positives du secteur des fonds d’investissement alternatifs, tout comme nos services de restructuration orientés autour des liquidations de fonds et les projets d’insolvabilité», analyse Christophe Vandendorpe , partner, strategy and transactions leader chez EY Luxembourg.

EY Luxembourg continue de constater une croissance significative de l’industrie des fonds d’investissement alternatifs, et plus particulièrement des fonds de private equity, real estate et crédit, requérant des conseils fiscaux de pointe.
Bart Van Droogenbroek

Bart Van Droogenbroek,  partner, tax leader,  EY Luxembourg

Sur la seconde marche du podium arrive la fiscalité, service qui a enregistré une croissance de 11,8%, principalement grâce aux activités de transactions, prix de transfert, de soutien à la (re)structuration, de fiscalité du numérique, fiscalité indirecte et aux services managés. Les récents changements réglementaires ont été amenés par les transformations profondes de l’environnement fiscal international, sous l’influence notamment du projet Beps de l’OCDE (concernant entre autres l’imposition minimale pour les multinationales), des recommandations du Chapitre X, ou encore des dernières directives fiscales de l’UE (CBCR, Atad 1 & 2).

«EY Luxembourg continue de constater une croissance significative de l’industrie des fonds d’investissement alternatifs, et plus particulièrement des fonds de private equity, real estate et crédit, requérant des conseils fiscaux de pointe. Cette tendance, ajoutée aux profondes transformations résultant des réglementations ESG qui s’appliqueront bientôt à tous les secteurs, alimentera les opportunités de croissance du département pour les mois et années à venir», a déclaré Bart van Droogenbroek , partner, tax leader au sein de la firme.

ESG et services managés: les sujets cross-line incontournables

L’audit (10% de croissance) et le conseil (5,5%) ont également enregistré des résultats très positifs. Cross-line, les services managés présents dans chaque ligne de services dopent les résultats, de même que les opérations et services liés aux fonds ESG, répondant à une forte demande d’accompagnement des clients, notamment sur la mise en application des différentes directives de type CSRD (responsabilité sociale des entreprises) et SFDR (financement durable).

«Au cours de l’année à venir, nous allons accélérer le développement de notre financial managed services platform, qui fournit des services de pointe aux acteurs de l’industrie des fonds d’investissement alternatifs. Enfin, nous continuerons à accompagner nos clients dans de nombreux autres domaines, tels que la transformation digitale, la cybersécurité ou encore les services de conseil ESG pour ne citer que quelques-uns des principaux sujets d’intérêt du marché», commente Laurent Moscetti , partner, consulting leader chez EY Luxembourg. La firme entend, en outre, appliquer à elle-même ce qu’elle préconise à ses clients. Un premier rapport de développement durable d’EY Luxembourg a été publié le 25 novembre, conjointement avec l’annonce des résultats financiers.

Opération séduction par les ressources humaines

De tels résultats devraient permettre aux associés et employés de bénéficier de certains boniments (bonus, primes…), mais aucune communication n’a été faite publiquement sur le sujet. Néanmoins, EY annonce la possibilité, en 2022, pour tous les salariés, d’effectuer un MBA (deux options, au choix) financé par EY, au sein de la prestigieuse Hult Business School (Massachusetts), sans toutefois préciser si les employés doivent signer un avenant à leur contrat de travail les obligeant à rester au sein de l’entreprise une fois diplômés, ni si le cursus sera suivi en présentiel ou en virtuel. «Je suis convaincu que ces connaissances de pointe sont un facteur de différenciation dans notre secteur, où l’anticipation est ce qui nous définit, surtout dans le contexte des perturbations sans précédent auxquelles nous sommes et serons confrontés», ajoute Olivier Coekelbergs.

Depuis le début de l’exercice 2022, EY Luxembourg a déjà intégré un nombre record de 450  nouveaux collaborateurs . D’ici la fin de l’exercice, ce seront plus de 700 professionnels qui rejoindront la firme qui emploie actuellement 1.700 personnes au Luxembourg. Jamais auparavant elle n’avait embauché un nombre aussi important de nouvelles recrues.

Le nombre d’employés au niveau mondial a augmenté de 4,4%, pour atteindre 312.250 personnes dans le monde.

À l’échelle mondiale, EY a annoncé un chiffre d’affaires combiné de 40 milliards de dollars US pour l’exercice clos en juin 2021, soit une augmentation de 7,3% en dollars US. L’Asie-Pacifique est la zone d’EY qui affiche la plus forte progression, avec 13,8% (10,2% pour l’Europe, dans le cadre de l’EMEIA). Au cours de l’exercice, toutes les lignes de services d’EY Global ont enregistré une croissance: 5,8% pour l’Audit, 6,4% pour le département Conseil, 7,2% pour le département Fiscal, et enfin 14,6% pour le département Stratégie et Transactions.