POLITIQUE & INSTITUTIONS — Institutions

Rapport annuel 2020

Le Covid, «une crise de plus» pour SOS Faim



Pour remplir sa mission, SOS Faim agit pour la transformation des systèmes agricoles et alimentaires en finançant et en accompagnant des acteurs engagés en faveur de l’agriculture familiale durable et de la consommation alimentaire responsable. (Photo: Shutterstock)

Pour remplir sa mission, SOS Faim agit pour la transformation des systèmes agricoles et alimentaires en finançant et en accompagnant des acteurs engagés en faveur de l’agriculture familiale durable et de la consommation alimentaire responsable. (Photo: Shutterstock)

L’ONG a publié son rapport annuel pour l’année 2020, il en résulte que les dons des particuliers n’ont pas baissé malgré le contexte sanitaire. Mais pour ses partenaires africains, le Covid-19 n’est qu’une crise qui se rajoute aux nombreuses autres.

«Contrairement à nos craintes, l’année 2020, marquée d’un bout à l’autre par la crise du coronavirus, n’a finalement pas été si mauvaise que cela. Si la pandémie aura incontestablement laissé de profonds traumatismes et traces, d’ordre physique et psychique, tout comme sur les plans économique et social, elle nous aura néanmoins permis de continuer notre travail, tant au Luxembourg que dans les six pays africains où nous étions engagés en 2020», explique Raymond Weber, président de SOS Faim Luxembourg, dans son édito du dernier rapport annuel de l’ONG.

SOS Faim Luxembourg est présente au Bénin, au Burkina Faso, en Éthiopie, au Mali, au Niger et en République démocratique du Congo. «Les données et analyses disponibles semblent indiquer que la pandémie a jusqu’ici relativement épargné l’Afrique (hormis l’Afrique du Sud ou le Maroc, par exemple). Surtout, il est indéniable que les autres crises – politiques, économiques, sécuritaires – sont bien plus dramatiques que la crise sanitaire actuelle: cette dernière ne venant qu’attiser les précédentes», précise le rapport.

23 partenaires soutenus

Durant cette année 2020, SOS Faim Luxembourg a formé 45 organisations paysannes, réalisé 27 sessions de formation, et obtenu 731.289,74€ de dons de particuliers – qui n’ont pas diminué malgré le contexte sanitaire. Du point de vue des activités des partenaires de SOS Faim, «l’année 2020 s’est globalement bien passée, même si l’impact de la pandémie du Covid-19 et l’instabilité politique, se traduisant par des mouvements violents, ont été une réalité dans l’ensemble des pays d’intervention. On notera d’ailleurs que nos partenaires, ‘habitués’ à faire face tant à l’adversité matérielle/économique et sociale qu’à la gestion de l’imprévu, ne nous ont pas alertés de manière grave et urgente concernant les effets de la pandémie», ajoute encore le rapport.

Pour remplir sa mission, SOS Faim agit pour la transformation des systèmes agricoles et alimentaires en finançant et en accompagnant des acteurs engagés en faveur de l’agriculture familiale durable et de la consommation alimentaire responsable. L’ONG soutient actuellement 23 partenaires, qui sont soit des organisations paysannes, soit des institutions de microfinance, ou encore des organisations de défense des droits des paysans, tels que l’accès à la terre et aux ressources naturelles, entre autres.

Un nouveau conseil d’administration

La dernière assemblée générale de SOS Faim s’est également tenue dans le courant du mois de juin. Outre les comptes 2020 et le budget 2021, l’admission de nouveaux membres et un nouveau conseil d’administration étaient aussi proposés au vote. Quatre nouveaux membres de SOS Faim ont été admis à une large majorité: Sara Bolliri, Magali Paulus, Patrick Kolbusch et Alexandre Mortelette. SOS Faim compte désormais 48 membres.

Au conseil d’administration, sur les six administrateurs sortants, Félix Buchler, membre de SOS Faim depuis 2008, du CA depuis 2009 et ayant succédé à Monique Kieffer-Kinsch à la présidence de SOS Faim de 2013 à 2018 avant de passer le relais à Raymond Weber, ne se représentait pas. Trois membres se présentaient, eux, pour la première fois: Chloé Kolb, Linda Ortolani et Gary Diderich. Tous trois ont été élus à une large majorité également.

Début juillet, la première réunion de ce nouveau conseil a désigné les fonctions statutaires de président, de trésorier et de secrétaire, pour les deux prochaines années, comme suit: président: Raymond Weber, trésorière: Bineta Diaw Ndoye Oosterhaven, secrétaire: Céline Depiesse. Le conseil d’administration supervise une équipe pluridisciplinaire de 12 personnes.