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Mobilité

L’application Copilote cherche encore sa voie



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Trois travailleurs dans une seule voiture, cela fait pourtant deux véhicules de moins sur la route.  (Photo: Shutterstock)

Un an après son lancement, la plate-forme Copilote.lu compte 4.600 membres mais a vu son nombre de trajets quotidiens enregistrés chuter de 1.500 à 433. Une baisse en trompe-l’œil qui ne décourage pas le ministère de la Mobilité, qui veut encourager le covoiturage en collaborant avec les entreprises.

Le covoiturage fait partie des solutions soutenues par le ministère de la Mobilité pour venir à bout des bouchons matinaux vers et au Luxembourg.

Lancée il y a tout juste un an par le même ministère, la plate-forme Copilote.lu  devait servir de point de convergence officiel et d’outil de promotion. Mais, un an plus tard, les résultats escomptés semblent décevants.

Alors qu’à l’été 2018, Copilote.lu comptait 3.500 membres pour 1.500 trajets par jour; en mai 2019, elle recense 4.600 membres. Mais cela ne représente plus que 433 trajets chaque jour, selon les enregistrements sur la plate-forme.

Une baisse de fréquentation assez marquée qui s’explique, selon Dany Frank, porte-parole du ministère de la Mobilité, par le fait que «l’infrastructure routière n’est pas adaptée au covoiturage au Luxembourg. Il faut aussi préciser que lorsque des ‘covoitureurs’ se sont trouvés, ils n’ont plus nécessairement besoin de la plate-forme pour organiser leurs trajets.»

Offrir une place de parking aux «covoitureurs»

Le ministère de la Mobilité compte toutefois développer ce projet en rencontrant les principales entreprises du pays.

«On souhaite qu’elles mettent en place des ‘incentives’, comme des places de parking disponibles pour ceux qui font du covoiturage. Elles ont des avantages à promouvoir cette méthode, quand on sait le nombre de places de parking très limitées, notamment au Kirchberg», lance Dany Frank.

Chez PwC, précurseur en la matière, c’est une technique qui fonctionne déjà actuellement. L’entreprise offre en effet la possibilité à ses employés qui covoiturent de disposer d’une place de parking réservée.

Le ministère de la Mobilité rappelle enfin que d’ici 2 à 3 ans, il devrait y avoir une bande de covoiturage sur l’A6, dans la continuité de celle qui existe depuis peu en Belgique  sur l’E411. D’autres autoroutes luxembourgeoises suivront dans la foulée, comme l’A3.