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PODCAST (3/4) - FIDELITY INTERNATIONAL

La Connectivité en pleine croissance: Zoom sur l’importance de «l’éthique digitale»



Le thème de la connectivité de demain, et de l’évolution du digital donc, pose de nombreuses questions éthiques: confidentialité, désinformation ou inclusion par exemple. Certaines apparaissent de façon évidente, d’autres moins. C’est en tout cas à ce sujet que nous avons rencontré Jon Guinness, US & Global portfolio manager chez Fidelity, pour qui ce souci éthique est un critère fondamental d’engagement.

«Lorsque l’on parle de Fonds en lien avec la connectivité et ses applications dans le futur, durabilité et critères ESG sont deux thématiques que nous interrogeons immédiatement, pour savoir si nous pouvons nous engager», indique Jon Guinness, portfolio manager chez Fidelity. «Nous analysons l’empreinte carbone d’une entreprise, bien sûr, son éventuelle situation de monopole, ainsi que sa gouvernance», poursuit le gestionnaire. Mais l’entreprise dispose également en interne de 6 piliers éthiques digitaux qui sont les suivants: cybersécurité, gestion des données, désinformation, intelligence artificielle, bien-être en ligne et inclusion digitale. «Au-delà de la dimension éthique, nous pensons que ces 6 piliers auront une influence majeure sur le prix des actions d’une entreprise», confirme notre interlocuteur avant de nous les présenter plus en détails.

6 piliers éthiques digitaux

La cybersécurité, par exemple: comment est-elle opérée au sein de l’entreprise? Quel matériel est utilisé à cet égard? Qu’est-il prévu en cas de faille et de piratage des données? Comment et à quelle vitesse l’information est-elle supposée remonter jusqu’au Board? Ce sont ces questions auxquelles les gestionnaires doivent obtenir une réponse.

Pour la gestion des données à proprement parler, le sujet est de plus en plus complexe. Il suffit de voir à quel point une entreprise comme Facebook peut apparaître peu transparente sur sa gestion des données utilisateurs.

Facebook reaches 3.2 billion people each month Fidelity International

Facebook reaches 3.2 billion people each month Fidelity International

«Nous étudions en détail le type de données qui sont collectées, de quelles façons elles le sont, et à quelles fins. Nous nous assurons également que toutes les mesures sont prises pour assurer leur protection lorsque les utilisateurs les confient à l’entreprise», indique Jon Guinness. «Apple a, à cet égard, marqué un réel progrès vers la transparence en remettant le contrôle de leurs données aux utilisateurs sur toutes les applications de la marque.»

Quant à la désinformation, qui fut un sujet fort durant les dernières élections américaines, son importance n’est plus à sous-estimer. Des acteurs comme Facebook ou Twitter sont sous le feu des projecteurs. «Là encore, nous analysons comment les entreprises réagissent à ce propos, quelles politiques elles mettent en place à ce sujet», nous indique le gestionnaire de chez Fidelity.

Le quatrième pilier, l’éthique digitale, est assez clair à comprendre. Fidelity interroge les entreprises concernées sur la déontologie dont elle fait preuve au sujet du développement de l’intelligence artificielle.

Pour terminer la description des 6 piliers, penchons-nous à présent sur les deux derniers: le bien-être en ligne et l’inclusion digitale. Ils correspondent respectivement au soin que les compagnies prennent d’éviter la diffusion de contenus violents, non adaptés à certaines audiences, ou bien au soin que les sociétés prennent d’intégrer la diversité et l’équité au sein de leur développement.

Évolution et influences

L’inclusion digitale dont nous venons de parler ou l’intelligence artificielle, n’ont pas toujours fait partie des piliers éthiques digitaux que défend Fidelity. Mais certains développements d’applications, comme le scoring social ou la reconnaissance faciale par exemple (en Chine notamment), a très vite imposé l’IA comme un critère essentiel d’analyse.

En ce qui concerne l’inclusion, la crise sanitaire que nous venons de traverser a porté de nouvelles thématiques sur le devant de la scène, en particulier sur la possession ou non de matériel informatique. En effet, alors que l’école se faisait depuis la maison durant le confinement, toutes les familles ne disposaient pas du même niveau d’équipement, ce dont pouvaient souffrir certains enfants dans la poursuite de leur scolarité. «Les statistiques en Amérique ou en Grande-Bretagne montrent des disparités, ce qui n’est pas un bon signe et doit être pris en compte», affirme Jon Guinness. Les personnes âgées ou les minorités ethniques par exemple sont également des publics que les entreprises doivent s’assurer de représenter à tous les niveaux, depuis leurs salariés jusque dans les membres qui composent le board. «Toutes les opinions doivent être comprises dans le modèle d’entreprise dans lequel nous investissons», dixit le gestionnaire.

La question qui se pose alors est la suivante: quels effets ce souci d’une éthique digitale de la part de Fidelity a-t-il sur les entreprises elles-mêmes? «Une des entreprises avec qui nous sommes engagés, Softbank Group, dont le représentant est un personnage très soucieux de ces problématiques, a opéré de nombreux changements dans la bonne direction au niveau de son organisation et de son activité», conclut Jon Guinness.

Pour plus d’informations: https://www.fidelity.lu/FundsInFocus/2020-09-24-ff-future-connectivity-fund-page-1600926559282