POLITIQUE & INSTITUTIONS — Politique

Francine Closener (LSAP)

«La connaissance des dossiers va m’aider»



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Économie, éducation et promotion du pays seront les axes de travail principaux de la nouvelle députée Closener, ici à l’été 2018, dans son bureau du ministère de l’Économie. (Photo: Mike Zenari/Archives Paperjam)

Francine Closener prête serment ce mardi en tant que députée. Un mandat inconnu pour l’ancienne secrétaire d’État à l’Économie (2013-2018) qui compte bien sur cette expérience pour plancher sur ses dossiers.

Nicolas Schmit  (LSAP) est  entré à la Commission européenne  le 1er décembre pour  s’occuper de l’Emploi et des Droits sociaux . Le député et conseiller communal de la capitale,  Marc Angel  (LSAP), lui a succédé  en tant qu’eurodéputé à Strasbourg .

Au tour de  Francine Closener  (LSAP) de prêter serment ce mardi après-midi à la Chambre des députés pour reprendre le siège vacant chez les socialistes. Non élue suite au scrutin d’octobre 2018, revoici l’ancienne secrétaire d’État à l’Économie, à la Sécurité intérieure et à la Défense à nouveau dans la lumière.

Vous quittez le ministère des Affaires étrangères, où vous vous occupiez du «nation branding» , un sujet que vous aviez coordonné au ministère de l’Économie en tant que secrétaire d’État entre 2013 et 2018. Quel bilan dressez-vous de cette mission qui s’achève?

Francine Closener. – «C’était très passionnant! Je suis persuadée que le travail de promotion du Luxembourg et de son image de marque n’en est qu’à ses débuts. Nous avons vraiment réussi à implanter cette idée de la nécessité de promouvoir le pays. Nous devions d’abord le faire sur le plan national, ce qui a débouché sur différents partenariats avec des fédérations sportives, ou encore des événements culturels. Le temps est désormais venu de nous concentrer sur l’étranger.

Comment?

«Nous avons travaillé à une stratégie avec le comité de coordination en charge du ‘nation branding’, en nous basant notamment sur une enquête réalisée dans nos pays voisins, ainsi qu’aux Pays-Bas, au Royaume-Uni et aux États-Unis pour comprendre la perception du Luxembourg en dehors de nos frontières. Nous avons aussi travaillé avec une entreprise luxembourgeoise sur l’e-réputation du pays. Ces travaux permettront d’avancer de manière mieux ciblée et de créer plus de valeur pour les ambassades, les partenaires qui travaillent à la promotion du pays.

Allez-vous suivre cette matière, en tant que députée cette fois?

«Je vais devenir membre de la commission parlementaire consacrée à l’Économie. La promotion faisant partie intégrante de la politique économique, je vais suivre ce dossier de près. Je suis persuadée que nous n’en sommes qu’au début, que nous devons augmenter les ressources d’une façon encore beaucoup plus sérieuse. Nous comptions une équipe de cinq personnes au ministère des Affaires étrangères, ce n’est pas suffisant.

Le retour en politique à la Chambre correspond à votre souhait profond?

«J’ai bien réfléchi avant de prendre ma décision. Même si j’ai beaucoup apprécié travailler au ministère des Affaires étrangères, je suis vraiment quelqu’un de politique. J’aime faire de la politique, et je vais pouvoir le faire en travaillant des domaines qui me sont chers.

Outre l’Économie, que je peux aborder grâce à mon expérience antérieure, je pense aussi à l’Éducation. Je serai la porte-parole de mon parti dans ce domaine pour la commission en charge de ce sujet crucial pour l’avenir de notre pays. Nous devons créer des conditions optimales pour les enseignants, tout en poursuivant le chantier de l’adaptation de l’éducation, ainsi que de la formation continue et professionnelle.

J’ai beaucoup appris au ministère sur des sujets majeurs pour l’avenir du pays, comme l’économie circulaire et la lutte contre le changement climatique.
Francine Closener

Francine Closener,  LSAP

Je me pencherai aussi plus particulièrement sur l’Égalité entre les femmes et les hommes. Je reste par ailleurs interpellée par une certaine tendance au populisme, il est de mon devoir de participer à la lutte contre ce phénomène.

La question d’un retour au gouvernement s’est-elle posée, dans la perspective du départ qu’Étienne Schneider a annoncé?

« Étienne  est toujours là. C’est un excellent ministre qui prendra sa décision en son âme et conscience. Je veux faire mon boulot, ce que je n’ai jamais fait auparavant, car j’ai été journaliste, puis directement membre du gouvernement suite aux élections de 2013. Je note, ceci dit, que notre parti n’a pas problème de personnels compétents, engagés et motivés.

Comment allez-vous capitaliser sur votre expérience gouvernementale pour exercer le mandat de députée?

«Outre la connaissance de dossiers, savoir comment les administrations fonctionnent est un atout. J’ai beaucoup appris au ministère sur des sujets majeurs pour l’avenir du pays, comme l’économie circulaire et la lutte contre le changement climatique. Ce dernier amène un débat compliqué qu’il ne faut pas mener uniquement sur un niveau émotionnel. Mais il faut le mener, et c’est primordial, sur tous les niveaux: écologique, économique et social.

La deuxième coalition DP-LSAP-Déi Gréng  aura un an ce vendredi 6 décembre . Une impression pour qualifier l’action de cette première année?

«Le gouvernement a justement commencé à discuter du changement climatique  avec une loi qui va être déposée . Je note que mon parti a veillé à ce que les engagements de l’accord de coalition soient respectés quant  aux jours de congé supplémentaires  et à  l’augmentation du salaire social minimum . Il faut continuer dans cette direction.»