COMMUNAUTÉS & EXPERTISES — Ressources humaines

LGBTI dans le monde du travail




De gauche à droite: Gabriele Schneider (Rosa Lëtzebuerg), David Pollard (Workplace Pride), Nancy Thomas (IMS Luxembourg), Étienne Schneider (vice-Premier ministre), Fabienne Dasnoy (BGL BNP Paribas), Vinay Kapoor (BNP Paribas UK) et Bruce Hedgcock (BNP Paribas France). (Photo: Comité pour la Charte de la diversité Lëtzebuerg)

De gauche à droite: Gabriele Schneider (Rosa Lëtzebuerg), David Pollard (Workplace Pride), Nancy Thomas (IMS Luxembourg), Étienne Schneider (vice-Premier ministre), Fabienne Dasnoy (BGL BNP Paribas), Vinay Kapoor (BNP Paribas UK) et Bruce Hedgcock (BNP Paribas France). (Photo: Comité pour la Charte de la diversité Lëtzebuerg)

Ce 12 janvier, le Comité pour la Charte de la Diversité Lëtzebuerg, en collaboration avec BGL BNP Paribas, a réuni plus de 160 personnes lors d’une conférence abordant l’inclusion des personnes LGBTI sur le lieu de travail, les avantages pour l’entreprise et le rôle des réseaux LGBTI.

Étienne Schneider, vice-Premier ministre, a mis en avant l’importance de la gestion de la diversité sur le lieu de travail et la question LGBTI en particulier, en inspirant l’audience à travers sa propre expérience.

Les experts européens, David Pollard, directeur de Workplace Pride, un réseau inter-entreprise néerlandais, Vinay Kapoor, head of D&I BNP Paribas au Royaume-Uni, et Bruce Hedgcock, porte-parole du réseau Pride France, ont abordé le business case de la question LGBTI en entreprise: ne pas aborder la question LGBTI sur le lieu de travail représente 200 milliards d’euros de perte de productivité par an dans l’Union européenne.

Un premier pas pour aborder la question LGBTI est la prise d’engagements crédibles, l’implication des salariés dans la démarche et la création d’un lieu de travail sûr et accueillant. Ces engagements peuvent passer par la mise en place de réseaux internes à l’instar du groupe BNP Paribas en France et au Royaume-Uni, classé deuxième au Workplace Pride Global Benchmark 2015, le classement des entreprises gay-friendly. Parallèlement, il est important de travailler sur les biais inconscients et de sensibiliser les collaborateurs à la question, car comme l’a souligné Étienne Schneider, «beaucoup de personnes ont peur de révéler leur orientation sexuelle par peur que cela ait des conséquences négatives sur leur carrière». Un soutien des responsables et managers est ainsi également primordial, notamment si l’entreprise rend son engagement LGBTI public, car elle ne sera pas à l’abri de certaines réactions négatives de la part des clients. Néanmoins, l’impact positif sur la communauté LGBTI présente des bénéfices non négligeables, car cette communauté représente un pouvoir d’achat d’un total de 3,7 milliards de dollars par an.

Gabriele Schneider, présidente de Rosa Lëtzebuerg, a, quant à elle, rappelé le cadre législatif et l’historique de la cause LGBTI au Luxembourg, tout en soulignant les missions de Rosa Lëtzebuerg et de son centre d’informations, Cigale.

Pour rappel, selon le baromètre Diversité & Entreprises, publié tous les deux ans par la Charte de la Diversité Lëtzebuerg, seuls 30% des signataires traitent le sujet LGBTI dans leur politique diversité, affectant 14,5% des salariés LGBTI concernés.
 Un signe que ce sujet commence à se faire entendre dans les entreprises luxembourgeoises.