ENTREPRISES & STRATÉGIES — Technologies

3 questions à Annabelle Buffart (Inspiiro)

«La communication traditionnelle comme nous l’avons connue doit s’adapter»



Annabelle Buffart: «Je ne dis pas qu’il faut abandonner nos anciennes pratiques et méthodes. Mais nous devons les faire évoluer et les adapter avec les méthodes du growth hacking.» (Photo: DR)

Annabelle Buffart: «Je ne dis pas qu’il faut abandonner nos anciennes pratiques et méthodes. Mais nous devons les faire évoluer et les adapter avec les méthodes du growth hacking.» (Photo: DR)

En vue de l’événement «10x6 Innovation: Business model & growth hacking» organisé par le Paperjam Club le 24 septembre 2020, Annabelle Buffart (Inspiiro) nous expose sa vision du growth hacking.

Le growth hacking, une méthode pour tous les types de businesses?

Annabelle Buffart. – «La réponse est oui! Le growth hacking, avant d’être un ensemble de techniques et de méthodes, c’est un état d’esprit qui demande à un expert d’accroître la portée d’un projet via des réflexions dites disruptives. Le growth hacking a d’abord été utilisé par les start-up dans un objectif de réduire les frais et le temps passé sur l’acquisition de prospects et augmenter son nombre de clients. Aujourd’hui, les techniques de growth hacking ont été éprouvées et massivement utilisées par toutes et tous dans le monde des entrepreneurs et start-up.

C’est pourquoi cette nouvelle perspective de communication et d’accession de clients peut s’appliquer très facilement dans les grandes entreprises. Dans un monde qui change et qui innove de plus en plus avec des techniques disruptives, il est même grand temps que les grandes entreprises adoptent ces nouvelles méthodologies et cet état d’esprit pour correspondre aux nouveaux standards et au marché actuel.

On peut voir de nombreuses créations de postes en lien avec le growth hacking: effet de mode ou développement pérenne?

«Non, aujourd’hui, de nouveaux canaux ont émergé pour la communication et la croissance de prospects, tels que TikTok dernièrement. La communication traditionnelle comme nous l’avons connue doit innover et s’adapter. On ne peut plus se reposer sur des plannings de 6 mois à 1 an. Je ne dis pas qu’il faut abandonner nos anciennes pratiques et méthodes. Mais nous devons les faire évoluer et les adapter avec les méthodes du growth hacking. Et cela se passe par le partage d’information, la communauté de growth hackers et l’expérience. C’est ce vers quoi tendent ces publications. Alors, prenons le temps de nous instruire et d’évoluer.

Quels sont les critères pour être un bon growth hacker?

«La première chose, c’est la capacité à utiliser tout ce qu’internet nous offre gratuitement (ou presque). Rappelons-nous que le growth hacking est né du besoin des start-up de communiquer et augmenter leurs prospects à moindres frais (voire aucun). Le growth hacker se doit donc d’être versatile et connaître les codes d’internet pour les ‘hackers’ et accroître sa base de prospects et clients. Un growth hacker est un profil alliant le marketing, la communication, le web design, le community management et un peu de développement web.»

Vous pouvez vous inscrire à l’événement «10x6 Innovation: Business models & growth hacking» directement sur le site du Paperjam Club.