ENTREPRISES & STRATÉGIES — Commerce

satisfaction, mais pas d’euphorie

Les commerces ouvrent lundi, les soldes démarrent le 20 janvier



Après deux semaines de fermeture forcée, les commerces non essentiels pourront rouvrir lundi 11 janvier. (Photo: Maison Moderne)

Après deux semaines de fermeture forcée, les commerces non essentiels pourront rouvrir lundi 11 janvier. (Photo: Maison Moderne)

Après deux semaines de fermeture forcée, les commerces non essentiels rouvriront lundi, contrairement aux cafés et restaurants. Les soldes, décalés par rapport à cette réouverture, débuteront quant à eux le 20 janvier.

Les commerces non essentiels vont pouvoir rouvrir leurs portes dès le lundi 11 janvier , ont annoncé, mardi après-midi, le Premier ministre Xavier Bettel (DP) et la ministre de la Santé Paulette Lenert (LSAP).

Si l’heure est au soulagement pour l’ensemble du secteur, «on ne peut pas forcément être content, car les temps sont vraiment très durs, et la décision concernant l’horeca nous impacte aussi», explique Nicolas Henckes , directeur de la CLC.

La fermeture des bars et restaurants est en effet prolongée au moins jusqu’au 31 janvier, alors qu’ils gardent leurs portes closes depuis le 26 novembre 2020.

Dans ce contexte pour le moins difficile pour de nombreux indépendants, la CLC prépare d’ailleurs, avec d’autres associations professionnelles, un système d’assistance psychologique par téléphone.

Les soldes à partir du 20 janvier

Et alors que les soldes d’hiver étaient supposés débuter le 2 janvier dernier au Luxembourg, la réouverture des commerces ne coïncidera pas avec le début de l’action. «Il y a de grandes chances pour qu’ils démarrent le 20 janvier», avance Nicolas Henckes, qui précise que son organisation a plaidé pour une réouverture couplée aux soldes, mais que la piste retenue du côté des autorités est celle d’un décalage, avec, d’abord, une réouverture des commerces, et ensuite, le début des soldes.

La date du 20 janvier aurait in fine été retenue par le conseil de gouvernement, relate RTL. La fin des soldes sonnera le 17 février.

«Si ça n’est pas les soldes, il y aura des promotions», rétorque Marc Muller, président de la Femo. Le commerçant à la tête d’une enseigne de maroquinerie se dit heureux de pouvoir travailler à nouveau dès lundi et a – comme sans doute d’autres collègues – déjà étiqueté ses articles en vue de l’action.

Il faut dire que celle-ci a débuté ce lundi 4 janvier en Belgique et est programmée également  dès le 20 janvier du côté français .

La situation [est] devenue incompréhensible, avec une distorsion de la concurrence.

Anne Darin-Jaulin,  directrice,  UCVL

«La situation [est] devenue incompréhensible, avec une distorsion de la concurrence: les gens partent à l’étranger, où les magasins sont ouverts, ou vont sur internet, c’est vraiment contre-productif pour le commerce local», souligne la directrice de l’UCVL, Anne Darin-Jaulin.

Quant à la norme annoncée d’un client par 10m², tant la CLC que l’UCVL s’accordent pour dire que de nombreux détaillants l’avaient déjà adoptée au Grand-Duché.

Rush chez les coiffeurs

La réouverture concerne aussi les salons de coiffure et d’esthétique, contraints à l’arrêt de leurs activités depuis le 24 décembre en fin de journée. «On est vraiment soulagé et on a hâte de rouvrir et de reprendre notre vie quotidienne», réagit Alexa Ballmann , présidente de l’association Jonk Handwierk, et à la tête de trois instituts de beauté dans le pays.

«Sur 30 minutes, j’ai déjà eu quatre rendez-vous pour la semaine», commente Nicolas Hogge, coiffeur établi à Steinfort. Qui plus est, il n’a pas pu assurer quelque 150 rendez-vous posés entre l’après-Noël et le 10 janvier, le créneau durant lequel il a été contraint de cesser son activité.

Avant de pouvoir dégainer ses ciseaux, le coiffeur devra d’abord résoudre une partie de Tetris avec son agenda.