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Transformation d’entreprise

Comment les CFL mettent leur digitalisation sur de bons rails



Ceci n’est pas un train. Pas seulement un train. Les CFL, opérateur historique de transport, embrassent la révolution digitale à grande vitesse. (Photo: Maison Moderne/archives)

Ceci n’est pas un train. Pas seulement un train. Les CFL, opérateur historique de transport, embrassent la révolution digitale à grande vitesse. (Photo: Maison Moderne/archives)

Les CFL ont pris le train de la digitalisation et accélèrent. L’opérateur historique a retenu le logiciel de Planon pour son immobilier, Sopra pour ses RH, et Telindus a fini d’accompagner le déploiement de son système informatique à destination de 3.000 de ses 4.800 employés.

Avant l’heure, ce n’est pas l’heure. Après l’heure, ce n’est plus l’heure. Plus qu’ailleurs, les CFL sont particulièrement bien placés pour le savoir et sont montés à bord du train à grande vitesse vers la digitalisation.

Cette semaine, deux sociétés ont remporté un marché public qui concerne l’opérateur historique de transport. Avec le support du logiciel de Planon sera géré le parc immobilier des CFL, dont notamment la gestion des espaces au sein de l’entreprise et la maintenance.

Les Belges de Planon ne sont plus une start-up à proprement parler, avec 35 ans d’expérience dans le secteur, mais ils ont su développer des outils de gestion aujourd’hui largement utilisés . Depuis 2016 déjà, Siemens Real Estate utilise cette solution.

600 applications utilisées en interne

Le deuxième employeur du pays, avec plus de 4.800 personnes qui travaillent dans ses 22 sociétés, trouve là un outil particulièrement utile… tout comme doit être précieux le nouvel outil de gestion des ressources humaines, acheté cette fois à Sopra HR Software, pour la gestion complète de ses forces de travail, du recrutement à la mobilité interne.

Et pendant ce temps-là, Telindus annonçait le déploiement d’un nouvel univers de travail pour 3.000 employés. «Ce projet consistait à migrer un parc de postes de travail de Windows 7 vers Windows 10», explique Jean-Jacques Ourtau, responsable de l’unité Digital Workplace des CFL. «Un parc composé de près de 3.000 machines réparties d’une façon assez égale entre desktops et laptops. Cette décision découlait, d’une part, de la nécessité de passer à un nouveau système d’exploitation – Microsoft ayant annoncé la fin du support de Windows 7 pour janvier 2020 – et, d’autre part, de notre volonté de déployer Office 365 et les outils de collaboration et de partage qui lui sont associés.»

Le projet de migration présentait cependant des défis particuliers, notamment le large éventail de sites concernés – une soixantaine au total – et la grande diversité des profils utilisateur: employés de bureau et acteurs de terrain, utilisateurs statiques et mobiles, métiers industriels et administratifs. À cela s’ajoutent les contraintes logistiques engendrées par des horaires de travail variables et la dispersion géographique des sites.

«Nous devions également pouvoir compter sur un partenaire capable de maîtriser la complexité de notre parc applicatif, soit 600 applications différentes», souligne Frédéric Perrey, responsable des opérations informatiques des CFL. «Ce partenaire devait de plus parvenir à finaliser le déploiement de notre nouvel environnement dans un délai de 6 mois, tout en perturbant le moins possible les utilisateurs et en préservant le bon déroulement des services», relève Jean-Jacques Ourtau.

Le travail au sein de la société part tous azimuts des solutions IoT pour suivre les wagons en temps réel, mises en place depuis plus de deux ans, comme celle avec Traxens , et dédiées à la gestion des 10.000 objets trouvés chaque année dans les trains via Nova Find, le logiciel développé par Rubicon , ou encore à la gestion de la location de voitures pour un temps limité.