ENTREPRISES & STRATÉGIES — Commerce

Covid oblige

Les cinq chiffres noirs des brasseurs européens



Les ventes de bière dans les lieux festifs ont reculé de 42% en 2020. La faute aux restrictions qui ont surtout frappé le secteur en avril et en mai, selon les Brasseurs d’Europe. (Photo; Brasseurs d’Europe)

Les ventes de bière dans les lieux festifs ont reculé de 42% en 2020. La faute aux restrictions qui ont surtout frappé le secteur en avril et en mai, selon les Brasseurs d’Europe. (Photo; Brasseurs d’Europe)

Covid oblige, les ventes de bière ont plongé en 2020, affirme l’association des Brasseurs d’Europe, dans une analyse économique.

42% des ventes en chute libre

De 126 millions d’hectolitres en 2019, les ventes de bière dans les bars, pubs ou restaurants sont passées à 73 millions l’an dernier, soit une perte de 42%. Chaque année, 40 milliards de litres de bière sont brassés, et 36,8 milliards sont consommés.

860.000 jobs perdus

Le secteur de la bière, de sa production à la vente, occupait 2,6 millions de personnes en 2019 et 1,8 million seulement l’an dernier, soit une perte de 860.000 jobs, soulignent les 11.000 brasseurs européens.

-25% de valeur ajoutée

Le secteur de la bière apporte 60 milliards d’euros à l’économie européenne en temps normal. Pour 2020, ce chiffre a été ramené à 47 milliards d’euros.

-23% de recettes pour les États

Forcément, qui dit ventes annulées et jobs supprimés, dit chutes des recettes pour les États membres. Les recettes fiscales ont baissé de 23%, selon cette étude, dont 7 milliards d’euros de TVA et 4 milliards d’euros de cotisations sociales.

L’«offtrade» en plein boom

En 1980, 88% de la bière vendue au Royaume-Uni l’était dans les bars, pubs et autres restaurants. Aujourd’hui, on est à moins de 50%. Mais, en Europe «continentale», le confinement a poussé les amateurs invétérés de bière à aller s’approvisionner en supermarché. Les ventes «offline» ont ainsi atteint 78%, contre 22% pour les ventes «online» (dans les bars). Les trois années précédentes, l’équilibre était de 66% offline-34% online.

L’étude est disponible sur le site des Brasseurs d’Europe .