PLACE FINANCIÈRE & MARCHÉS — Fintech

Sur fond de dépréciation

La Chine interdit les cryptos pour la quatrième fois



Seule reste autorisée, en Chine, la détention de bitcoins. Il valait mieux, puisque l’empire du Milieu concentre une grande partie de l’industrie du minage. (Photo: Shutterstock)

Seule reste autorisée, en Chine, la détention de bitcoins. Il valait mieux, puisque l’empire du Milieu concentre une grande partie de l’industrie du minage. (Photo: Shutterstock)

Après 2013, 2017 et 2019, trois gendarmes chinois des activités financières et bancaires ont interdit les échanges en Chine et toute utilisation de cryptomonnaies sur son territoire. Seule est autorisée la détention de cryptomonnaies.

Les journalistes appelleraient cela un marronnier. Un sujet qui revient régulièrement. Avec la chute spectaculaire du cours du bitcoin depuis qu’Elon Musk a suspendu les achats de Tesla en bitcoin, la Chine a réitéré son interdiction de tout support de ses institutions bancaires et financières à l’échange ou à aucun service lié aux cryptomonnaies.

Depuis le tweet du patron de SpaceX et de Tesla, sur fond de consommation électrique démesurée de l’industrie du minage, la National Internet Finance Association of China, la China Banking Association et la Payment and Clearing Association of China ont publié un communiqué commun qui dit que «les prix de la monnaie virtuelle ont récemment explosé et chuté, ce qui a entraîné [dans] un rebond des activités de négociation spéculative de la monnaie virtuelle. Cela a gravement nui à la sécurité des investissements de la population et a porté atteinte aux ordres économiques et financiers normaux.»

La nuit dernière, le cours du bitcoin est repassé sous la barre des 32.000 euros, effaçant la folle année de hausses de 2020.