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Chief Happiness Officer, quels défis pour demain?



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Nicolas Hurlin & Marilyn Hurlin. (Photo: The Recruiter) 

Le bonheur au travail est-il vraiment possible? Gage de l’épanouissement professionnel, mais aussi d’une meilleure performance du collaborateur, le bonheur au travail est à l’étude dans nos entreprises. Zoom sur un concept en vogue.

Plus qu’un métier, une philosophie de travail

«Les salariés heureux sont 2 fois moins malades, 6 fois moins absents, et 9 fois plus loyaux, 31% plus productifs et 55% plus créatifs», selon des études menées par Harvard. De quoi faire réfléchir et considérer la relation au travail sous un autre angle.

Les conditions matérielles de l’environnement de travail comptent, c’est certain. Toutefois, le Chief Happiness Officer n’a pas pour rôle de «mettre l’ambiance» dans l’entreprise, mais de travailler véritablement sur des concepts de fond qui touchent à l’approche managériale dans son ensemble.

Encourager des relations de travail harmonieuses

Collaborer avec le management de proximité reste une des priorités.

«On rejoint une entreprise et on quitte un manager.» Tout est dit… Le supérieur hiérarchique a un impact déterminant sur le plaisir pris à travailler. Souvent noyé sous les tâches administratives, les reporting et les réunions, la présence sur le terrain auprès de ses équipes peut être délaissée par le manager.

Ajouter aux KPI «le temps dédié aux équipes» pourrait être une première action de l’entreprise pour maintenir des relations de travail harmonieuses entre les équipes et entre les départements.

3 contre 1 - Jouer sur les leviers de motivation

Il faut en moyenne 3 feed-back positifs pour compenser, sur le plan émotionnel, l’impact d’1 feed-back négatif. L’effet sur la motivation, sur l’humeur, la capacité à continuer la journée de travail et à assumer ses responsabilités pour compenser l’impact du feed-back négatif ne doit pas être ignoré côté collaborateur. Pour le manager direct, comme pour le dirigeant, repenser son mode de communication, mais aussi contrôler ses propres émotions, reste essentiel pour éviter les écueils de la démotivation. Le CHO peut accompagner les managers à la manière d’un coach et être un précieux médiateur en cas de conflits avérés.

Favoriser l’engagement des collaborateurs

L’engagement des salariés est au Chief Happiness Officer ce que le cours de bourse est au CFO. Un collaborateur engagé est un collaborateur sur lequel l’entreprise peut compter. Mesurer l’engagement de ses salariés aussi régulièrement que possible, de manière mensuelle ou trimestrielle, donne le baromètre du bonheur dans l’entreprise et permet d’ajuster avec rapidité l’approche managériale en conséquence.

La règle des «3 V» : favoriser la communication directe

7% de la communication est verbale et se base sur les mots.

38% de la communication est vocale et fait référence aux intonations et au son de la voix.

55% est visuelle et fait référence au langage corporel et à l’expression du visage.

En moyenne, 88 courriels sont reçus, et 34 sont envoyés par jour en entreprise par chaque collaborateur. La communication par e-mail occupe une position dominante dans la communication interne de l’entreprise et est souvent préférée à la communication orale. Rapide, efficace, le message est envoyé à tout instant avec l’objectif d’optimiser son temps. L’abondance d’e-mails, le stress occasionné et l’aggravation de conflits qui peut en résulter ont un effet pervers pour celui qui le reçoit, par manque de contexte et parce que l’on fait appel uniquement aux 7% de la communication.

Actuellement endossé par les RH, le rôle de Chief Happiness Officer cherche encore sa place dans l’organisation. Si ce rôle est né dans les start-up, les organisations plus établies peuvent confier ces missions sous forme de projets rattachés à la politique générale des ressources humaines. Une fonction dont les défis sont multiples et qui a toute une place à prendre.  

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