ENTREPRISES & STRATÉGIES — Commerce

Karine Vallière (finaliste, business woman of the year)

«Des challenges tous les jours»



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«Je suis assez autodidacte et j’ai toujours pensé ‘où il y a un problème, il y a une solution’», explique Karine Vallière, à la tête de Jumpbox. (Photo: DR)

La lauréate du 10e Business Woman of the Year 2019, organisé par la Banque internationale à Luxembourg (Bil), sera connue ce mercredi soir. Rencontre avec les finalistes du concours, dont Karine Vallière, à la tête de Jumpbox à Contern.

La 10e édition du Business Woman of the Year 2019 mettra à nouveau en lumière l’entrepreneuriat au féminin et son potentiel encore inexploité. Le prix lancé par la Banque internationale à Luxembourg (Bil) sera remis ce mercredi soir – au terme d’une séance de «pitch» – à une chef d’entreprise ou manager qui s’est distinguée par un projet innovant et proposant un apport positif à la société.

D’ici là, Paperjam vous présente les finalistes. Dans la suite de cette série, Karine Vallière, à la tête de Jumpbox à Contern.

Pour quelle(s) raison(s) vous êtes-vous inscrite à ce concours?

Karine Vallière. – «La raison la plus évidente est que je tiens à montrer à d’autres femmes (jeunes et moins jeunes) qu’avec du travail, de la réflexion, de la conviction, de l’organisation, il est possible de convaincre sa famille, puis de trouver le financement, le propriétaire du lieu, etc. Il était temps également de montrer à mon équipe que, même si je préfère rester discrète sur qui est derrière Jumpbox, leur travail mérite que je m’expose et que je dise haut et fort que je suis fière des valeurs qu’ils défendent.

Devenir entrepreneuse était un projet de vie? Qu’est-ce qui vous attire dans l’entrepreneuriat?

«Pas forcément, mais j’ai toujours travaillé sur des projets (marketing, enseignement) et pour moi, Jumpbox est un grand projet divisé en mini-projets donc je m’y retrouve. Je suis assez autodidacte et j’ai toujours pensé ‘où il y a un problème, il y a une solution’ (un dicton que je donnais toujours à mes élèves en début d’année scolaire pour leur faire comprendre qu’on ne doit pas toujours accepter les choses, on peut les faire évoluer). Et dans l’entrepreneuriat, des challenges, on en rencontre tous les jours.

Quels sont vos modèles d’entrepreneur(se)s?

«Richard Branson, car étant dyslexique, il a vite compris qu’il était doué pour certaines choses, et moins pour d’autres, principe qui s’applique à toute personne, dyslexique ou pas. Il a donc eu l’ingéniosité de s’entourer de collaborateurs qui le complètent. Il a aussi compris que la base d’une entreprise est le bien-être des employés/partenaires. S’ils ne sont pas heureux, ils ne donneront pas une bonne image de la société.

Y a-t-il un entrepreneuriat au féminin?

«Bien sûr. Et de plus en plus.

Pensez-vous avoir rencontré plus de difficultés dans votre parcours d’entrepreneuse parce que vous êtes une femme?

«Non, je suis convaincue que l’approche, la préparation et la conviction que l’on met dans son projet permettent de convaincre. Pour obtenir la confiance des autres, il faut connaître son projet sur le bout des doigts, y travailler au quotidien et ne pas s’imaginer qu’il est parfait. Il faut essayer de repérer en permanence les aspects à améliorer tout en gardant en tête les valeurs de base, car chaque société a son identité.»

Les autres finalistes du concours sont Ilana Devillers (Food4All), Aida Nazarikhorram (LuxAI), Elfy Pins (Supermiro) et Stéphanie Jauquet (Cocottes, Um Plateau, À Table, Tempo).

Le jury du concours est composé d’hommes et de femmes de la Bil, du Technoport, de Jonk Entrepreneuren, du Paul Wurth Incub, de Schiltz & Schiltz, d’Equilibre et de Wide, partenaires de l’événement.