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Pandémie

Le CGDIS s’organise face au coronavirus



Selon la ministre de l’Intérieur, Taina Bofferding, «respecter les règles est le plus grand signe de reconnaissance envers les personnes qui travaillent pour nous». (Photo: SIP)

Selon la ministre de l’Intérieur, Taina Bofferding, «respecter les règles est le plus grand signe de reconnaissance envers les personnes qui travaillent pour nous». (Photo: SIP)

Le CGDIS va devoir faire face à un double défi: assurer les services d’urgence habituels en plus des missions supplémentaires liées à la pandémie de coronavirus. Le plus grand risque étant que le personnel, contaminé lui aussi, ne puisse plus travailler. D’où la mise en place de mesures d’hygiène strictes.

Dans sa lutte face au coronavirus, concernant le CGDIS, «nous sommes prêts à assurer ce qui nous attend. Le plus grand risque est l’absentéisme» pour cause de contamination au Covid-19, a assuré son directeur général, Paul Schroeder, lors d’une conférence de presse ce mardi 24 mars avec la ministre de l’Intérieur, Taina Bofferding  (LSAP).

«Un fort taux d’absentéisme est possible, et il faut être préparé», admet Paul Schroeder. D’où l’organisation d’un suivi rigoureux des 4.100 pompiers volontaires, des 550 sapeurs-pompiers professionnels et des 200 agents administratifs qui composent le CGDIS. Pour réduire le risque de contamination et «protéger le personnel, des mesures d’hygiène ont été mises en place très tôt», assure Paul Schroeder, «avec notamment des règles spécifiques pour les ambulanciers et les chauffeurs». Les ambulances, désinfectées, n’accueillent plus les accompagnateurs des malades, sauf pour les mineurs et leurs parents.

Pour l’instant, sur les quelque 770 employés du service, 15 sont en auto-isolement, 9 en autoquarantaine, 6 ont été placés en isolement et un est hospitalisé.

24.000 appels en trois semaines

«Nous avons assez de personnel pour garantir un service continu», rassure le directeur général. Mais cela pourra s’avérer difficile. Le CGDIS va en effet devoir assurer non seulement les missions habituelles qui lui sont dévolues – les urgences devront toujours être opérationnelles, notamment avec les accidents à domicile – mais aussi des missions supplémentaires en lien avec la pandémie de coronavirus. Notamment la gestion de la hotline: même si celle-ci est gérée en collaboration avec d’autres services et administrations, quelque 24.000 appels ont dû être traités en trois semaines.

Le CGDIS est en outre responsable d’aspects logistiques – comme assurer le stock national du matériel médical (combinaisons ou masques) – ou du monitoring – comme la surveillance de la capacité des hôpitaux, afin que la cellule de crise ait constamment des chiffres à jour. Le CGDIS s’occupe aussi du transfert de malades entre les différentes structures d’accueil locales, comme les centres de soins avancés et les hôpitaux, et depuis l’étranger, comme pour l’accueil des malades de la région Grand Est.

Un 5e service de Samu

«Un travail de réorganisation a eu lieu dans les coulisses afin de faire en sorte que le service soit prêt», assure Paul Schroeder. Pour assurer ces missions supplémentaires, d’autres activités ont dû cesser. D’où l’arrêt de toutes les formations et la suspension, par exemple, du service First Responder. L’introduction d’un 5e service de Samu a quant à elle été avancée pour aider les secours. Ce service sera opérationnel au Findel à partir du 1er avril. Et d’autres acteurs, comme la Croix-Rouge, pourront aider.

«Rester chez soi et respecter les règles est le plus grand signe de reconnaissance envers les personnes qui travaillent pour nous», a conclu la ministre de l’Intérieur, Taina Bofferding.