Marie-Josée Jacobs, aux côtés de Charles Weiler, a parlé avec une grande émotion aux députés, selon les membres présents. (Photo: Chambre des députés du Luxembourg)

Marie-Josée Jacobs, aux côtés de Charles Weiler, a parlé avec une grande émotion aux députés, selon les membres présents. (Photo: Chambre des députés du Luxembourg)

L’ancienne présidente du conseil d’administration a dit sa vérité aux membres de la commission. Elle a surtout regretté que les banques n’aient pas eu une attitude constructive lorsqu’il a fallu venir en aide à Caritas. Des banques toujours muettes.

«J’espère que les banques auront autant de conscience et de sens des responsabilités que Marie-Josée Jacobs et qu’elles répondront favorablement à la demande d’audition faite par la commission.» Cette phrase de (Piraten), observateur délégué dans la Commission spéciale Caritas, résume l’heure d’audition qui s’est déroulée aujourd’hui. «Devant les députés, elle a posé la question que je me pose depuis le début de cette affaire: quid de la responsabilité des banques?»

En attendant les banques

Une question que beaucoup de députés aimeraient poser de vive voix aux responsables de la Spuerkeess et de BGL BNP Paribas. De la responsabilité au moment de la perpétration des faits délictueux et de la responsabilité lorsqu’il a fallu trouver des solutions dans l’urgence. «Un rôle pas très clair», estime (déi Gréng). «Marie-Josée Jacobs a noté l’absence de volonté de trouver des solutions pour venir en aide à Caritas», détaille la députée. «Une absence qu’elle a regrettée.»

Les banques mises en cause ont été invitées à s’exprimer. «À l’heure actuelle, elles n’ont pas répondu officiellement à cette invitation», précise Sven Clement. Le président de la commission spéciale, (CSV), devrait faire le point sur la suite donnée à ces invitations ce mercredi à la suite de l’audition de Marc Crochet, l’ancien directeur général de la Fondation Caritas Luxembourg, ce mercredi 26 mars. Pour l’instant, alors que la commission, en début de mois, avait prolongé ses travaux jusqu’en juin, aucune réunion n’est programmée après celle du 26 mars.

La fin de Caritas toujours floue

L’autre point qu’a souligné Marie-Josée Jacobs, c’est le sentiment que le sort de Caritas avait été scellé de l’extérieur. «Elle a regretté que le comité de crise ait été composé par des gens qui, pour leur grande majorité, ne venaient pas du secteur social et qu’on ait profité de l’absence du comité de direction, dont les membres étaient tous en congé maladie, pour organiser la fin de Caritas», indique Djuna Bernard. Sven Clement a compris la même chose.

En regrettant que les responsabilités quant aux décisions ayant mené à la création de Hëllef Um Terrain (Hut) sur les cendres de Caritas n’aient pas pu être établies. Ce qu’il ressort, c’est que le choix a été fait de sauver les activités nationales de la fondation au détriment des activités internationales.

Marc Crochet partagera-t-il ces analyses? Pourra-t-il faire état d’éléments permettant de mieux répartir les responsabilités? Réponse ce mercredi.