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Buyzooka, un outil… canon



Contrairement aux stéréotypes, les hommes dépensent 28% de plus en achats sur internet que les femmes. (Photo: Shutterstock)

Contrairement aux stéréotypes, les hommes dépensent 28% de plus en achats sur internet que les femmes. (Photo: Shutterstock)

À une semaine du Black Friday, la start-up luxembourgeoise Buyzooka s’apprête à lancer sa «web extension». Objectif: rattraper sans effort ces 70% d’internautes qui abandonnent leur panier lors d’un achat sur internet.

La bonne nouvelle de 2020 est probablement, pour ceux qui y sont déjà présents, que le coronavirus et les restrictions de circulation dopent l’e-commerce…

Sauf que près de 70% des paniers continuent d’être abandonnés, selon un benchmark de près de 50 sources , soit 18 milliards de dollars perdus chaque année par les e-commerçants.

Pour deux consommateurs potentiels sur trois, le principal problème vient des coûts cachés de ce qu’ils s’apprêtent à acheter. (Source: Baymard)

Pour deux consommateurs potentiels sur trois, le principal problème vient des coûts cachés de ce qu’ils s’apprêtent à acheter. (Source: Baymard)

Lassés de devoir créer un compte sur chaque site où ils se rendent, les internautes abandonnent avant même d’avoir entamé un – parfois très compliqué – parcours pour payer.

«Nous avons donc créé une ‘web extension’ dans Google Chrome», explique le CEO de Buyzooka, Ugo Loustalet, «qui est une sorte de panier universel et qui vous suit partout où vous allez, sur les boutiques virtuelles, en ajoutant à chaque fois ce que vous avez envie d’y ajouter. Si vous avez envie, en fin de parcours, d’acheter les 10 articles que vous avez mis de côté en une seule fois, l’extension s’occupe elle-même de créer les comptes dont vous avez besoin et vous propose des pop-up pour le paiement, où vous devez vous-même, quand même, choisir votre mode de paiement.»

Le smartphone de plus en plus présent

Car la start-up de Remich, qui s’apprête à lancer sa première grande campagne de communication, directement à New York, auprès des influenceuses de 18 à 35 ans repérées par son stratège en marketing, n’a jamais accès à aucune donnée bancaire. «À l’inscription, vous rentrez les données dont vous aurez besoin pour dire qui vous êtes et où vous voulez être livré – vous pouvez rentrer 10 adresses si ça vous chante! C’est tout!»

L’application est capable de s’adresser à 1,5 million de magasins dans le monde et elle sortira en application en début d’année prochaine. Une bonne idée, avec l’inexorable marche en avant des smartphones dans l’achat en ligne. Selon Mercator , les internautes américains sont de plus en plus nombreux à acheter en ligne (39% contre 33% un an plus tôt) et leurs recherches augmentent encore plus vite (52% contre 45%).

Le mouvement est encore plus net pour les acheteurs en ce qui concerne l’alimentaire, qui sont désormais près de neuf sur dix à avoir commandé quelque chose sur l’application de leur supermarché préféré, selon Acosta .

Et la start-up, qui compte trois employés au Luxembourg et quatre développeurs, déclinera sa technologie en sept langues avant l’été 2021, pour pouvoir générer 1,5 milliard de dollars de chiffre d’affaires supplémentaire pour les commerçants et voir revenir 5 à 8% de commission dans Buyzooka, au lieu des 15% dans des solutions qui poursuivent les mêmes ambitions.

Fort de son premier succès – Ezbeez, qui digitalise la feuille de paie au profit des petits commerces et petites entreprises –, l’entrepreneur se soucie moins de savoir que 43% des acheteurs le font dans leur lit, 23% au bureau et 20% dans leur salle de bain ou leur voiture, que d’imaginer que 95% des achats se feront en ligne d’ici 2040, selon Shopify, soit un chiffre d’affaires de l’e-commerce qui passera de 2.300 milliards de dollars à 4.500 milliards de dollars.