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Mobilité

Un bus à haut niveau de service entre Audun et Esch



Un modèle de bus à haut niveau de service circulant dans l’agglomération de Metz. (Photo: Wikimedia Commons)

Un modèle de bus à haut niveau de service circulant dans l’agglomération de Metz. (Photo: Wikimedia Commons)

Le projet de bus à haut niveau de service, qui vise à relier les villes frontalières françaises autour de l’Alzette au Luxembourg, se précise. Le ministre de la Mobilité doit discuter avec les responsables politiques français avant de pouvoir fixer un calendrier.

La mobilité bouge au sud du pays. Après le tram rapide entre Esch-sur-Alzette et Luxembourg-ville, le ministre de la Mobilité François Bausch (Déi Gréng) et le bourgmestre d’Esch-sur-Alzette Georges Mischo (CSV) ont précisé leur concept de bus à haut niveau de service  – dit BHNS –, transfrontalier, qui reliera la haute vallée de l’Alzette à la gare CFL d’Esch et son futur tram rapide.

Cadence accélérée

«Les analyses en cours en vue du Plan national de mobilité 2035 montrent que la demande projetée en mobilité transfrontalière exige une amélioration substantielle par rapport à l’offre actuelle», explique le ministère de la Mobilité dans un communiqué de presse. Ce bus amélioré fera la navette entre le pôle d’échange de Micheville, le P+R d’Audun-le-Tiche, le quartier Lentille Terres-Rouges, la gare CFL d’Esch, les friches d’Esch-Schifflange avec leur arrêt du tram rapide et du BHNS «est-ouest» reliant Pétange à Dudelange, et le futur pôle d’échange (tram, RGTR, P+R) prévu près de la zone d’activités Monkeler (A4). Tout cela à une cadence espérée de cinq minutes, «du fait de la superposition de plusieurs lignes de bus qui iront chercher autant d’habitants de la haute vallée de l’Alzette au plus près de leur domicile», précise-t-il.

Il a vocation à remplacer la navette ferroviaire, ce qui engendrera d’une part «la possibilité d’arrêts supplémentaires» et d’autre part «le désenclavement du quartier Hiel du fait de la disparition du passage à niveau».

Le ministre et le bourgmestre voient en ce projet une nouvelle offre de mobilité multimodale, mais aussi une «condition nécessaire au développement urbanistique des deux côtés de la frontière, voire à l’émergence d’une véritable agglomération transfrontalière.»

Le calendrier de mise en œuvre n’est pas encore révélé. «Il dépendra des pourparlers que le ministre François Bausch entamera avec les responsables politiques français.»