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Burgers, grande gueule et bonne humeur



De bons burgers, certes, mais de la bonne bière artisanale aussi! Voilà, entre autres, ce que promet Pierre Adam au Café Bel Air depuis 2012. (Photo: Pierre Adam)

De bons burgers, certes, mais de la bonne bière artisanale aussi! Voilà, entre autres, ce que promet Pierre Adam au Café Bel Air depuis 2012. (Photo: Pierre Adam)

Pierre Adam n’est probablement pas la figure la plus publique du secteur horeca, mais gère sans langue de bois et avec ce qu’il faut d’huile de coude un temple luxembourgeois du burger: le Café Bel Air.

Racontez-nous la genèse et la réussite du projet Café Bel Air...

Pierre Adam. – «Pendant des années, j’ai travaillé sur la place financière luxembourgeoise, ainsi qu’en Belgique, où j’ai fondé la société Atomic Kids, revendue depuis. Puis, il y a une dizaine d’années, j’ai racheté le Café Bel Air à des amis qui n’arrivaient pas à le faire tourner et j’ai commencé cette nouvelle aventure avec mon frère. On y a proposé d’abord une cuisine traditionnelle avec plusieurs chefs, avant finalement d’opter pour le bon burger en 2012, avec un soin tout particulier apporté au vin et à la bière. C’est là que l’affaire a vraiment décollé. On a un bon équilibre avec Marc et Benoît en cuisine, Thibaut en salle et pour les conseils vin, et moi qui suis un peu partout.

Quelles sont vos inspirations et votre démarche? Qu’est-ce qui marche bien?

«Avant tout, nous avons toujours mis un point d’honneur à utiliser des produits frais et de saison. Nous avons des recettes qui fonctionnent très bien et qui sont toujours autant demandées par notre clientèle: les garçons aiment beaucoup le New York (bacon, cheddar et œuf à cheval), le Faith a beaucoup de succès auprès des filles avec des oignons frais et de l’avocat, les jeunes se ruent sur le Texas avec sa sauce barbecue... On a aussi un burger avec de la viande marinée au whisky, le Loch Ness, un de mes préférés. On aime créer des recettes saisonnières, avec du boudin noir ou du foie gras par exemple, mais cela reste ponctuel. Nos frites maison font un carton aussi, et notre pain vient de chez Pains & Tradition. Du côté des boissons, on aime travailler avec la Brasserie Simon et quelques micro-brasseries comme Stuff Brauerei et True Brew Trade, avec In Vino Veritas ou encore les Caves Bernard-Massard ... J’essaie de tout faire pour créer une atmosphère sympa au Café Bel Air, pour que les clients même les plus exigeants passent un moment agréable.

Comment avez-vous adapté votre activité en cette période de fermeture des restaurants?

«Depuis le 4 mai, nous proposons nos burgers et salades à emporter et à la livraison, ainsi que quelques petits plats du jour, comme de la blanquette de veau en ce moment, mais en quantité très réduite. Et comme les plates-formes de livraison demandent des commissions énormes, c’est moi qui livre tout cela avec mon vélo électrique Moustache. Je peux livrer jusqu’à huit burgers à un endroit, dans un rayon de trois à quatre kilomètres autour du restaurant. Sauf commandes exceptionnelles, bien sûr! Je suis propriétaire de ma licence et des murs de l’établissement, cela me permet d’adapter mes finances au mieux et de manière indépendante pendant cette crise.

Un coup de cœur récent au Luxembourg?

«Juste avant le confinement, j’ai eu l’occasion d’aller manger chez René Mathieu à La Distillerie . Je ne suis pas un grand amateur de bidoche et j’ai trouvé la nourriture formidable. J’ai été aussi sensible à sa démarche très personnelle. Moi aussi je fonctionne de manière très particulière. Ça ne plaît pas forcément à tout le monde, surtout dans le métier, mais au final ça semble marcher depuis quelques bonnes années.»

Café Bel Air

99, Val Sainte-Croix, Luxembourg (Belair)

T. 26 38 37 61

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