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Les actions bien orientées à très court terme



«Si les politiques monétaires américaine et européenne continuent de diverger, la parité entre l’euro et le dollar ne peut plus être exclue», estime Guy Wagner. (Photo: Banque de Luxembourg)

«Si les politiques monétaires américaine et européenne continuent de diverger, la parité entre l’euro et le dollar ne peut plus être exclue», estime Guy Wagner. (Photo: Banque de Luxembourg)

Compte tenu de l’absence d’alternatives dans un environnement de taux zéro, les actions devraient rester bien orientées au cours du mois traditionnellement favorable de décembre.

L’économie mondiale continue de croître à un rythme modéré. Aux États-Unis, les salaires montrent pour la première fois depuis le début de la crise financière des signes d’accélération, plaidant pour la poursuite d’une augmentation graduelle de la consommation des ménages. En Europe, les statistiques économiques surprennent favorablement, aidées par la faiblesse des bases de comparaison. Au Japon, l’activité conjoncturelle continue de stagner. En Chine, la baisse de la TVA sur les ventes de voitures de petite cylindrée et la réduction des besoins en fonds propres lors de la première acquisition immobilière montrent de premiers effets favorables.

La faiblesse généralisée des prix des matières premières ainsi que le retournement de certains indicateurs précurseurs remettent toutefois en question la durabilité de la croissance économique actuelle. Compte tenu de l’absence d’alternatives dans un environnement de taux zéro, les actions devraient rester bien orientées au cours du mois traditionnellement favorable de décembre malgré le ralentissement de la croissance bénéficiaire des entreprises, un nombre de plus en plus restreint de valeurs à l’origine du comportement favorable des indices boursiers et la détérioration de plusieurs indicateurs économiques précurseurs.

L’inflation devrait augmenter à court terme

En raison de la faiblesse des prix pétroliers par rapport aux niveaux d’il y a un an, les taux d’inflation demeurent faibles. Aux États-Unis, l’inflation en octobre était de 0,2% par rapport à 0% en septembre. Le déflateur des dépenses de consommation hors énergie et alimentation, qui constitue l’indicateur préféré de la Réserve fédérale, est resté inchangé. Dans la zone euro, le taux d’inflation en novembre a été inchangé à +0,1%. Des bases de comparaison nettement plus basses pour les prix pétroliers à partir de janvier de l’année prochaine devraient conduire à une augmentation des taux d’inflation à court terme.

Une augmentation des taux directeurs aux États-Unis?

En novembre, la publication du compte rendu de la dernière réunion du comité monétaire de la Réserve fédérale américaine suggérait que les autorités monétaires considèrent l’économie américaine comme suffisamment solide pour procéder à une augmentation des taux directeurs en décembre. En Europe, le président de la Banque centrale européenne Mario Draghi a précisé une fois de plus qu’une extension de l’actuel programme d’assouplissement monétaire quantitatif semblait indispensable pour atteindre les objectifs d’inflation.

La parité entre l’euro et le dollar ne peut plus être exclue

Le mois passé, l’euro s’est déprécié de 4% par rapport au dollar, le taux de change euro/dollar passant de 1,10 à 1,06. Les propos récents de Mario Draghi et de Janet Yellen, suggérant un relâchement monétaire supplémentaire en Europe d’une part et une hausse des taux d’intérêt aux États-Unis d’autre part, pèsent sur la monnaie européenne. Si les politiques monétaires américaine et européenne continuent de diverger, la parité entre l’euro et le dollar ne peut plus être exclue.

Guy Wagner, chief investment officer de la Banque de Luxembourg.

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