ENTREPRISES & STRATÉGIES — Commerce

Protection du consommateur

Des boucheries rappelées à l’ordre



Le ministère de la Protection des consommateurs a épinglé 18 boucheries sur 41 n’appliquant pas la réglementation en vigueur en matière de tare.  (Photo: Matic Zorman/Maison Moderne/archives)

Le ministère de la Protection des consommateurs a épinglé 18 boucheries sur 41 n’appliquant pas la réglementation en vigueur en matière de tare.  (Photo: Matic Zorman/Maison Moderne/archives)

Le ministère de la Protection des consommateurs a rappelé plusieurs boucheries du pays à l’ordre concernant la «tare». Certaines ont même été sanctionnées, à défaut de s’être mises en conformité.

Après plusieurs contrôles quant au respect de la «tare» sur les emballages dans les boucheries, le ministère de la Protection des consommateurs a épinglé 18 boucheries sur 41 n’appliquant pas la réglementation en vigueur.

Pour rappel, lors de l’achat d’aliments frais en vrac, le commerçant a le droit de facturer l’emballage de ces aliments au consommateur. Le prix de l’emballage, cependant, ne doit pas dépendre du poids ni du prix de l’aliment acheté, mais doit être fixé séparément. Autrement dit, l’emballage d’un carré de bœuf ne doit pas être facturé au prix de la viande. Ainsi, avant de peser les aliments, le commerçant doit ajuster sa balance en déduisant la tare pour que le poids de l’emballage n’affecte pas le prix de l’aliment en question.

Pas au courant de la législation

Sur l’ensemble des 41 contrôles effectués par le ministère dirigé par Paulette Lenert  (LSAP), 18 établissements n’affichaient pas correctement la tare. «Il s’est avéré qu’une partie non négligeable de ces commerces ne semblait pas être au courant de la législation en la matière, et les représentants du ministère en ont profité pour informer et sensibiliser les professionnels concernés sur leurs obligations.»

Mais visiblement, après un second contrôle, six établissements n’étaient toujours pas en conformité. Le ministère de la Protection du consommateur a dû sévir en infligeant des sanctions.

Dans le où cas où le consommateur doit peser lui-même un aliment, comme c’est souvent le cas dans les grandes surfaces, les balances doivent disposer d’une touche «tare» accessible au client. «Il arrive encore qu’une ou plusieurs tares par défaut soient programmées d’office en fonction du poids des emballages mis à disposition par le professionnel», a déploré le ministère de la Protection du consommateur.

Des contrôles auront encore lieu, par ailleurs.