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Gerard Lopez

«Boavista, c’est 20 millions d’euros investis»



L’Europe avec Lille, le haut du classement avec Boavista, un projet à plus long terme avec Mouscron… Gerard Lopez poursuit ses emplettes dans le football européen pour jouer la carte «jeunes». (Photo: Maison Moderne / archives)

L’Europe avec Lille, le haut du classement avec Boavista, un projet à plus long terme avec Mouscron… Gerard Lopez poursuit ses emplettes dans le football européen pour jouer la carte «jeunes». (Photo: Maison Moderne / archives)

Comme Paperjam l’annonçait mercredi soir, Gerard Lopez a racheté un troisième club de football en Europe, Boavista, à Porto, dans lequel l’entrepreneur luxembourgeois dit avoir injecté 20 millions d’euros pour occuper le haut du tableau à court terme.

Les discussions ont mis un peu plus de temps que prévu, mais Gerard Lopez est une nouvelle fois parvenu à ses fins: racheter un club de football dans une première ligue .

Vous ajoutez un troisième club dans votre escarcelle. Boavista Porto, c’est cher?

Gerard Lopez. – «C’est un peu comme pour tous les clubs de foot, il y a la partie rachat du capital et la partie investissement dans le club. La totalité se situe à peu près à 20 millions d’euros. On a eu un mercato assez énorme pour un club portugais: on a fait rentrer 17 jeunes joueurs. On a constitué un effectif de grande qualité, il faut encore que ça prenne, que les joueurs apprennent à se connaître. On s’attend à ce que le club joue la première moitié du tableau (le club est actuellement 14e sur 18 après trois journées).

À partir de l’année prochaine, on espère sortir des talents.
Gerard Lopez

Gerard Lopez

On le sait, vous jetez toujours un coup d’œil particulier au centre de formation des clubs que vous ambitionnez de reprendre. Que disent vos analyses?

«L’effectif qui marche bien au Losc aujourd’hui est un mélange de jeunes joueurs de talent et de joueurs expérimentés, alors, on a créé un peu la même structure à Boavista. Comme tous les clubs portugais, il y a beaucoup de talents dans le centre de formation. On vient d’arriver, mais on a passé beaucoup de temps à l’analyser. Ce n’est pas cette année qu’on aura de grandes intégrations, parce qu’on est déjà dans le vif du sujet. Il faut qu’on soit compétitifs tout de suite. À partir de l’année prochaine, on espère sortir des talents.

Est-ce que c’est de la science-fiction de dire que vous pourriez créer des passerelles, en fonction de vos objectifs, entre le Losc, Mouscron et Boavista?

«Entre les équipes, les projets sont différenciés. C’est vrai que la proximité entre Mouscron et le Losc fait que ça rend plus facile la collaboration avec les prêts, etc., parce que, géographiquement, c’est simple. Mais les trois clubs doivent vivre leurs trois vies séparément. S’il y a des choses qui doivent se faire, ça se fera. Aujourd’hui, il y a une indépendance totale de chaque club, avec comme ambition pour chacun d’entre eux de réussir leur pari sportif. Pour Mouscron, on savait que ça serait un peu plus compliqué parce qu’il y a une adaptation plus importante à faire. On va jouer cette année pour jouer dans l’élite, avec l’idée de construire assez rapidement quelque chose. Avec Boavista, on veut jouer le haut du tableau, et avec le Losc, c’est connu, on veut jouer l’Europe tous les ans.

Récemment, on parlait aussi beaucoup de vous pour devenir le couturier des finances de la ligue française de football. Où en êtes-vous sur ce sujet-là?

«Il y a eu des élections, avec un changement de présidence de la Ligue, de directeur général et de conseil d’administration. Le Losc, comme tous les autres clubs, est un client de la Ligue, et on doit absolument laisser travailler les instances de la Ligue. Je suis à disposition s’il faut donner un coup de main sur un sujet ou un autre. Mon rôle, et celui des autres présidents, est d’être un peu en retrait pour faire en sorte que la Ligue fasse respecter les contrats en vigueur.»