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Covid-19

Bientôt des autotests pour tous les salariés



Environ 6 millions d’autotests devraient être dédiés aux entreprises et indépendants. (Photo: Shutterstock)

Environ 6 millions d’autotests devraient être dédiés aux entreprises et indépendants. (Photo: Shutterstock)

Les salariés devraient eux aussi avoir droit à leurs autotests Covid. À hauteur de deux par semaine pendant six semaines, grâce à une commande de 6 millions de tests. La fonction publique y aura également accès.

Le gouvernement ne prévoyait pas de financer les autotests en entreprise. Il semble être revenu sur sa décision, puisqu’une commande de 6 millions serait maintenant dédiée aux sociétés.

«Le ministre (du Travail, ndlr) avait fait une première annonce, il devrait en faire une autre plus détaillée», explique Jean-Paul Olinger , directeur de l’Union des entreprises luxembourgeoises (UEL). Sans donner beaucoup plus de précisions, le gouvernement a en effet confirmé la volonté de déployer les auto-tests en entreprise lors d’un point presse ce vendredi après-midi .

Si des discussions se poursuivent sur les modalités, on sait déjà qu’il est prévu de les proposer à «tous les salariés (y compris les frontaliers, ndlr) sur base volontaire» et aux indépendants, indique Jean-Paul Olinger. Pour la première phase, ils devraient réaliser deux tests par semaine pendant six semaines. Il devrait donc y en avoir suffisamment pour environ 500.000 travailleurs.

Points de distribution

Ce serait aux entreprises de venir les récupérer dans des points de distribution, comme les particuliers l’ont fait au début de la pandémie avec les masques. Ils se situeraient dans quatre communes. Le début de cette campagne d’autotests est envisagé pour mi-mai, même s’«il faut que les tests soient là», rappelle Jean-Paul Olinger, qui se veut prudent sur les délais de livraison.

Les entreprises qui avaient déjà acheté leurs propres autotests seront-elles remboursées? Les chances sont minces. «C’est plutôt une approche qui se rajoute», imagine d’ailleurs le directeur de l’UEL.

Après cette phase pilote, «il faudra faire un bilan, évaluer si cela a apporté de la sécurité, diminué le nombre d’infections». Jean-Paul Olinger espère que cela permettra de détecter plus rapidement des cas positifs pour les isoler, et donc «un retour plus rapide à la normale». Dans le cas contraire, il conviendra de «chercher d’autres solutions». L’UEL proposait déjà que les entreprises puissent vacciner les salariés en mars dernier. Elle n’a toujours pas reçu de réponse favorable du gouvernement sur ce point.

Des autotests à l’hôtel?

Les tests rapides seront aussi proposés dans la fonction publique, a annoncé leur confédération générale, la CGFP, dans un communiqué de presse. Les chefs de l’administration et du personnel ont été invités dans une circulaire à informer le ministère compétent de leur nombre total d’employés. Tout fonctionnaire ou salarié travaillant dans les administrations publiques volontaires recevra alors une série de 20 à 25 tests rapides. Pour en effectuer un à deux par semaine, depuis son domicile, pendant un total de 10 à 20 semaines.

Si un test est positif, les participants contactent eux-mêmes les autorités compétentes afin de recevoir une prescription pour un test PCR. Ce seront bien «tous les agents» de la fonction publique (28.326 au 31 décembre 2018) qui y auront accès, confirme la CGFP à Paperjam, ce qui inclut les policiers. Mais pas les enseignants, «qui en ont déjà reçu» dans le cadre des autotests à l’école. La confédération ne sait pas si les autotests prévus font partie ou non de la commande de 6 millions pour les travailleurs.

Des annonces sont également attendues concernant les autotests dans l’hôtellerie. «C’est une doléance de l’horeca», pour les salariés comme pour les clients, précise François Koepp, secrétaire général de la fédération des hôteliers, restaurateurs et cafetiers Horesca. «Je n’en sais pas plus pour le moment. Nous aurons une entrevue la semaine prochaine avec notre ministre de tutelle».