LIFESTYLE & VIE PRATIQUE — Habitat

Enjeux – Wellness

Le boum du bien-être à domicile



Sur le marché de l’immobilier, les maisons avec piscine restent une niche au Luxembourg. (Photo: Shutterstock)

Sur le marché de l’immobilier, les maisons avec piscine restent une niche au Luxembourg. (Photo: Shutterstock)

Plus besoin de se déplacer pour pouvoir vivre une parenthèse de bien-être. Voilà la promesse du wellness à domicile, une tendance en pleine expansion qui influe en partie sur la valeur d’un bien immobilier.

Faire venir la salle de sports ou le centre de wellness à votre domicile. Telle est, en quelque sorte, la promesse faite par les professionnels investis dans ces créneaux. «La demande porte surtout sur des vélos d’appartement, des tapis de course et des rameurs du type WaterRower», explique Jérémie Heriaud, responsable du ­marketing et de la communication chez Freelander’s.

L’enseigne spécialisée dans l’équipement sportif constate une demande tantôt sur l’équipement d’un espace dédié à la pratique du sport chez soi, tantôt sur des appareils capables de s’intégrer dans une pièce de vie: certains tapis de course peuvent se plier et la plupart des rameurs se rangent verticalement pour minimiser l’encombrement au sol. «Les marques développent pas mal d’innovations, comme une bibliothèque en bois qui est en fait une station de musculation compacte dans laquelle sont intégrés des câbles, des poids et un écran avec un programme de coaching virtuel personnalisé», illustre notre interlocuteur.

Si le pic de la demande en équipements est bien passé depuis le premier confinement, la demande demeure aujourd’hui «dynamique» au dire de Freelander’s, qui évoque des renouvellements d’équipements préexistants, mais aussi tout simplement l’envie de se faire ­plaisir: «Nous anticipons la demande avec du stock car, aujourd’hui plus que jamais, les clients souhaitent recevoir leurs produits rapidement après l’achat».

Les piscines s’adaptent au marché

La patience est par contre de mise pour s’offrir une piscine: comptez entre 3 et 5 mois pour la livraison, puis de 8 à 19 semaines pour l’installation, prévient Joël Back, gérant de la société AquaDeLuxe, basée à Windhof. Elle a vu, l’an dernier, la demande bondir. «Nous avons beaucoup de demandes pour des petits bassins de 3 mètres par 6 mètres qui sont super bien équipés», explique l’entrepreneur. Système de nage à contre-courant, bancs de massage, lumières intégrées et volets solaires: les options ne manquent pas. Niveau prix, aucune limite vers le haut, mais la fourchette de base pour un bassin monobloc sur mesure avec terrasse, volet immergé, système de filtration et chauffage se situe entre 80.000 et 100.000 euros, selon notre interlocuteur.

À cela s’ajoutent les frais d’entretien du bassin, un indispensable qui peut toutefois être quelque peu allégé grâce aux systèmes de filtration dernier cri. Demandant moins d’entretien, le sauna est également plébiscité, mais reste moins prisé que la piscine. ­Intérieur ou extérieur, AquaDeLuxe mise sur le sur-­mesure et observe une demande plus prononcée pour des installations extérieures. Leur prix? À partir de 35.000 euros, là où celles en intérieur se situent entre 15.000 et 40.000 euros, selon les configurations. 

Plutôt en maison qu’en appartement

Sur le marché de l’immobilier, les maisons avec piscine restent une niche. «Il existe une demande pour des infrastructures wellness dans des maisons individuelles. Et, en tant que vendeur, vous avez plus de chance de vendre si le bien est doté d’un sauna ou d’une piscine», avance Robby Cluyssen, directeur de l’agence résidentielle de JLL Luxembourg. 

Du côté des appartements, quelques résidences proposent des infrastructures de bien-être partagées. Un petit plus pour les habitants qui sont plutôt rares à en profiter: «Je me souviens d’un client qui m’a confié ne pas avoir envie de voir ses voisins en maillot de bain».

Mais les mentalités évoluent graduellement. Quelques exemples d’installations partagées sont à noter dans des copropriétés récentes, comme des jardins, des potagers, des espaces de barbecue ou encore des jeux pour enfants – dans tous les cas des infrastructures moins intimes qu’un bassin de natation. Les services sont également prisés des copropriétaires, comme la conciergerie.

Reste qu’un sauna ou une piscine ­commune induit tout logiquement des coûts supplémentaires: «Cela double facilement les charges par rapport aux résidences standards», confie Robby Cluyssen. Un paramètre à ne pas négliger aussi bien lors de l’achat d’un bien que lors de sa revente, puisque ce surcoût peut rebuter des candidats-acquéreurs.

Un spa passe-partout

Le spa gonflable connaît un intérêt croissant de clients à la recherche d’une solution wellness peu encombrante. La marque américaine Intex a commercialisé en 1997 sa première piscine hors sol, devenant leader sur ce segment. Depuis 2014, elle développe des spas gonflables avec une approche similaire: en démocratiser l’usage.

Les modèles d’entrée de gamme se vendent autour de 500 euros l’unité, mais les tarifs peuvent ensuite rapidement doubler pour les références plus poussées. Posé sur la terrasse ou le balcon, le bassin peut accueillir entre deux et six baigneurs qui se laissent relaxer par des bulles d’air dans une eau qui peut être chauffée. Moins gourmand en eau, le spa requiert un entretien régulier. Autres paramètres à ne pas négliger: l’action massante opérée non pas par des buses, mais par une soufflerie qui génère des bulles. Celle-ci est souvent bruyante et peut être source de tension avec le voisinage. Enfin, la durée de vie d’un spa gonflable n’égale pas celle d’une structure «en dur» et est comprise entre trois et cinq ans selon les modèles et les conditions de stockage.

Cet article a été rédigé pour l ’édition magazine de Paperjam du mois de mars 2022  parue le 23 février 2022.

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