PLACE FINANCIÈRE & MARCHÉS — Marchés financiers

élection présidentielle américaine

«Biden connaît l’importance des hubs financiers»



En tant qu’«ambassadeur» de la place financière, Nicolas Mackel voit d’un œil favorable l’arrivée de Joe Biden à la Maison-Blanche. (Photo: Mike Zenari/archives)

En tant qu’«ambassadeur» de la place financière, Nicolas Mackel voit d’un œil favorable l’arrivée de Joe Biden à la Maison-Blanche. (Photo: Mike Zenari/archives)

Les acteurs de la place financière luxembourgeoise devraient être rassurés par l’arrivée de Joe Biden. Surtout par le climat de sérénité qu’il devrait permettre de ramener sur la scène internationale.

La place financière se montre-t-elle rassurée par rapport à l’arrivée de Joe Biden à la présidence des États-Unis? L’opinion est plutôt favorable, mais elle ne se confirmera qu’à travers les actes.

«Ce qui compte réellement pour les acteurs du secteur financier, c’est le climat de confiance international, le calme et la visibilité qu’il peut apporter», commente Nicolas Mackel , CEO de Luxembourg for Finance.

Donald Trump a contribué à créer un monde dans lequel les tensions politiques et commerciales ont été de plus en plus fortes, créant beaucoup de volatilité sur les marchés financiers. «Il ne faut pas croire qu’avec Biden tout sera résolu. Les démocrates se montrent d’ailleurs parfois plus déterminés dans les relations avec la Chine. Mais ce qu’on peut espérer voir changer, c’est la méthode. Elle devrait s’adoucir et donc rendre les tensions plus faciles à gérer.»

Ce qu’on peut espérer voir changer, c’est la méthode.
Nicolas Mackel

Nicolas Mackel,  CEO,  Luxembourg for Finance

Le CEO de LFF voit aussi en Joe Biden une personne qui regarde l’Union européenne en tant que partenaire et non comme un ennemi, ce qui n’était plus le cas depuis l’arrivée au pouvoir de Donald Trump . «Par contre, il est très irlandophile. Or l’Irlande est le principal concurrent de la Place luxembourgeoise», admet-il, pas trop inquiet pour autant.

Et même si le nouveau président a été élu à partir d’un programme de gauche, il ne le voit pas d’emblée prendre des mesures allant à l’encontre du monde de la finance. Parce que, vu la crise économique qui sévit, ce ne sera sans doute pas dans ses priorités. Mais aussi parce qu’il connaît bien cet univers.

«Il ne faut pas négliger que, pendant 36 ans, il a été sénateur du Delaware», note monsieur Mackel. «C’est un pragmatique qui connaît l’importance des hubs financiers comme le Luxembourg, l’Irlande ou le Delaware.»