POLITIQUE & INSTITUTIONS — Justice

Arbitrage Adidas-Crédit Lyonnais

Bernard Tapie blanchi des accusations d’escroquerie



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Bernard Tapie n’a pas commis d’escroquerie dans l’affaire Adidas-Crédit Lyonnais. (Photo: Capture d’écran Youtube/CNews)

Bernard Tapie n’a pas commis de pratiques frauduleuses dans l’arbitrage concernant l’affaire Adidas-Crédit Lyonnais, a estimé le tribunal correctionnel de Paris. Il est donc relaxé, de même que les autres prévenus.

Sauf appel du Parquet encore possible sous les 10 jours, Bernard Tapie en a enfin fini avec la justice française concernant l’affaire Adidas-Crédit Lyonnais.

Ce mardi, le tribunal correctionnel de Paris l’a relaxé dans le procès qui concernait la procédure d’arbitrage. Celle-ci lui avait permis, en 2008, de récupérer 404 millions d’euros. L’ancien homme d’affaires de 77 ans, atteint d’un double cancer, risquait une peine de cinq ans de prison ferme pour escroquerie et complicité de détournement de biens publics.

Dans son jugement, le tribunal a estimé que l’accusation n’avait pas pu apporter les preuves nécessaires. Ceci dit, au civil, Bernard Tapie avait déjà été condamné à rembourser les sommes perçues.

Lagarde et Richard incriminés

En 1992, l’homme d’affaires avait commissionné le Crédit Lyonnais pour la revente de la société Adidas et estimait avoir été victime de pratiques malhonnêtes de la part de la banque française.

La procédure d’arbitrage mise en place pour mettre un terme définitif à l’affaire avait impliqué différentes personnes, dont Christine Lagarde, ministre de l’Économie à l’époque des faits, et son chef de cabinet Stéphane Richard, devenu depuis le PDG d’Orange.

Christine Lagarde, actuelle directrice générale du FMI et future patronne de la Banque centrale européenne, avait été sanctionnée par la Cour de Justice de la République pour négligence.

Stéphane Richard était, lui, jugé en même temps que Bernard Tapie et a également été relaxé. Il risquait trois ans de prison, dont 18 mois avec sursis, et avait promis de démissionner de la présidence d’Orange en cas de condamnation.