ENTREPRISES & STRATÉGIES — Industrie

Résultats annuels

Bénéfice en hausse pour le groupe Paul Wurth



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L’équipementier industriel Paul Wurth a présenté, lors de son assemblée générale, ce mardi, un bénéfice net de 14,1 millions d’euros pour l’année 2018. (Photo: David Laurent / Archives)

Malgré les guerres commerciales latentes et le changement technologique qui impactent l’industrie sidérurgique, le groupe luxembourgeois enregistre des chiffres en hausse pour l’année 2018, avec notamment un bénéfice net de 14,1 millions d’euros.

Alors que son bénéfice net était tombé à 3,4 millions d’euros sur l’exercice 2017 , l’équipementier industriel Paul Wurth a présenté, lors de son assemblée générale, ce mardi, un bénéfice net de 14,1 millions d’euros pour l’année 2018.

Le chiffre d’affaires s’élève à 424,8 millions d’euros, soit une hausse de 8,5% par rapport à l’exercice précédent. L’année 2018 a également été marquée par un volume «record de nouvelles commandes», explique le groupe luxembourgeois. Atteignant 553 millions d’euros, le montant des nouvelles commandes représente une hausse de 78% par rapport à l’exercice précédent.

D’un point de vue géographique, le territoire russe (42%) représentait en 2018 le plus grand marché, suivi de l’Europe de l’Ouest (36%), le marché domestique traditionnel du groupe.

Vers un acier vert

L’équipementier industriel peut donc se targuer d’obtenir des résultats dans le vert, malgré les guerres commerciales latentes et le changement technologique qui impactent l’industrie sidérurgique. «Cette pression de transformation accrue se répercute non seulement sur la propension à investir des producteurs d’acier, mais influence également les décisions stratégiques que [nous devons] engager en vue de [notre] positionnement futur», ajoute le communiqué du groupe.

Responsable d’environ 7% des émissions mondiales de CO2, l’industrie sidérurgique est l’un des plus grands émetteurs industriels de gaz à effet de serre. «Compte tenu des objectifs de l’accord de Paris sur le climat visant à limiter le réchauffement planétaire, les aciéries intégrées en particulier doivent prendre des mesures drastiques pour satisfaire aux exigences de la réduction future des émissions de CO2».

L’industrie du futur au cœur des enjeux du groupe

C’est dans ce contexte que Paul Wurth a pris,  en décembre dernier , une participation minoritaire dans la cleantech allemande Sunfire.

L’«industrie du futur» est également un des grands enjeux des entreprises du secteur. C’est pour cette raison que Paul Wurth, «en étroite collaboration avec le groupe SMS, tente d’exploiter pleinement le potentiel des innovations numériques et développe des solutions digitales basées sur le savoir-faire du groupe en matière d’installations et de procédés», précise le groupe.