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épidémie

La Belgique n’en a pas fini avec la peste porcine



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831 des 4.622 sangliers analysés en Belgique étaient positifs au virus. (Photo: Shutterstock)

La ministre wallonne de l’Environnement, de la Nature, de la Forêt, de la Ruralité et du Bien-être animal, Céline Tellier, a prolongé la fermeture des forêts concernées par l’épidémie de peste porcine africaine.

C’était à craindre, et c’est bel et bien ce qui a été décidé:  les forêts belges touchées par le virus de la peste porcine africaine , en grande partie en Gaume, resteront interdites à la circulation jusqu’au 15 mai minimum. La ministre wallonne Céline Tellier (Écolo) a en effet prolongé la mesure qui courait jusqu’au 21 janvier.

«Il n’y avait guère de suspense», explique Alain Rongvaux, bourgmestre de Saint-Léger. «Il a souvent été dit qu’il faudrait compter un an entre la découverte de la dernière carcasse infectée et la réouverture. Or, une dépouille, pas des ossements anciens, a encore été trouvée en août. Dès lors…»

Mauvaise nouvelle financière pour les Communes

Pour les Communes, c’est une mauvaise nouvelle financière. Certains vont voir s’envoler jusqu’à plus de 20% de leurs recettes liées aux ventes de bois. Petite amélioration tout de même: le martelage, soit l’inventaire et le marquage des peuplements forestiers, est désormais possible, et doit permettre la préparation des ventes prochaines de bois. L’exploitation, quant à elle, est toujours bien interdite, excepté pour les bois scolytés. 

Pour y faire face, certaines Communes n’ont eu d’autre moyen que de mettre certains projets en veilleuse, et d’autres de monter le taux de leur impôt sur les personnes physiques. Cette dernière technique permet surtout de bénéficier d’une dotation plus importante du Fonds des communes.

Côté belge, 4.622 sangliers ont été analysés, et 831 se sont avérés positifs. Pour le moment, le Luxembourg a été épargné par la peste porcine.