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Ressources humaines

BDO ajoute la sécurité au travail à son arc avec eSST



BDO a signé un accord de coopération stratégique à long terme avec eSST, spécialiste de la sécurité et de la santé au travail. Des problématiques d’actualité, avec le retour au travail de nombreux employés après le confinement dû au Covid-19. (Photo: Shutterstock)

BDO a signé un accord de coopération stratégique à long terme avec eSST, spécialiste de la sécurité et de la santé au travail. Des problématiques d’actualité, avec le retour au travail de nombreux employés après le confinement dû au Covid-19. (Photo: Shutterstock)

BDO Luxembourg signe un accord de coopération avec eSST. Un moyen d’élargir sa gamme de services en ressources humaines, que l’entreprise développe depuis plus de six mois.

BDO Luxembourg a annoncé avoir signé, le 27 avril dernier, un accord de coopération stratégique avec eSST. La start-up créée en 2016 s’est spécialisée dans la sécurité et la santé au travail. Elle commercialise un logiciel qui permet de structurer les obligations légales de l’employeur dans ce domaine. Son prix varie selon la taille de l’entreprise, de deux à cinq euros par employé et par mois.

Une nouvelle compétence que s’offre BDO, qui élargit sa gamme de services en ressources humaines. L’entreprise ne révèle pas de détails sur le partenariat, mais il va au-delà du simple contrat commercial. Elle vendra les produits d’eSST – qui ne communique pas son chiffre d’affaires – comme s’ils étaient les siens.

La jeune pousse de six salariés profitera quant à elle du réseau commercial de BDO Luxembourg, qui compte plus de 5.000 clients. De son côté, le cabinet de conseil pourra «proposer à [ses] clients des solutions complètes et regroupées», selon Daniel Hilbert, associé.

Stratégie RH

«Ce que beaucoup de sociétés ne savent pas, c’est que la santé et la sécurité de leurs employés au travail sont des obligations légales, elles ont une responsabilité pénale», souligne-t-il.

Le partenariat avec eSST s’inscrit dans une stratégie globale de BDO pour développer le conseil en ressources humaines. Il a été lancé en tant qu’activité séparée il y a environ six mois. L’entreprise a par exemple signé des accords commerciaux avec HRweb pour son logiciel de gestion du personnel (formations, recrutements, etc.), ou encore avec SeeZam, qui sécurise les fiches de paie via son coffre-fort numérique.

Seulement deux salariés sur les 500 chez BDO travaillent au conseil en ressources humaines. Cela représente «une très petite part de l’activité», dit l’entreprise, qui souhaite encore la développer.

Elle s’occupe aussi de la gestion des salaires de ses clients – qui n’entre pas dans l’activité de conseil RH. Cela mobilise 50 salariés, qui traitent plus de 25.000 fiches de paie chaque mois.

Questions pratiques sur la reprise

Même si l’accord avait déjà été négocié avant la crise, «cela tombe en plein dans l’actualité», admet Daniel Hilbert. eSST propose d’ailleurs une offre spécifique Covid-19 pour accompagner les entreprises dans la reprise d’activité. Elle a aussi publié un vade-mecum gratuit à ce sujet .

Il permettra à BDO de répondre de manière plus précise aux nombreuses demandes de clients, qui s’interrogent à ce propos. «Les questions qu’on nous pose sont très pratiques: Comment assurer la limitation du nombre de personnes? Quels équipements dois-je fournir à mes employés?», illustre-t-il. «Les réponses diffèrent si on parle d’un bureau ou d’un guichet, par exemple.» Certains secteurs, comme la construction, ont déjà une grande sensibilité à la sécurité au travail. Ces sujets font moins partie de l’ADN de commerces ou d’entreprises de services.

À quoi doivent-ils faire attention? «Regarder en continu les recommandations, car elles changent tout le temps», alerte-t-il. Pour une bonne stratégie de déconfinement, «il faut vraiment s’imaginer tout ce que font les personnes dans une journée, ce qu’elles touchent, comment elles se déplacent…». Car, selon le règlement grand-ducal du 17 avril 2020  sur les mesures en matière de sécurité et santé au travail, l’employeur qui ne respecterait pas les règles risque une amende de 251 à 25.000 euros, voire un emprisonnement.

Baisse d’activité

Malgré la forte demande en conseils pour la reprise, l’activité s’est faite plus calme pour d’autres branches de BDO à cause de la crise du Covid-19. «Globalement, nous nous attendons à une baisse de l’activité», estime Daniel Hilbert. «Nous faisons partie des secteurs un peu moins touchés que les autres. Le service aux sociétés connaîtra un impact plus à moyen qu’à court terme.»

L’entreprise fait partie du réseau international BDO, qui compte 88.000 collaborateurs depuis 1.809 bureaux dans 167 pays différents. Il a généré un chiffre d’affaires global de 8,8 milliards d’euros en 2019.