LIFESTYLE & VIE PRATIQUE — Culture

Culture du bâti

Le Bauhärepräis OAI 2020 s’expose dans l’Hôtel des Postes



L’exposition du Bauhärepräis OAI 2020 se déploie dans l’ancienne salle des guichets de l’Hôtel des Postes à Aldringen. (Photo: Matic Zorman / Maison Moderne)

L’exposition du Bauhärepräis OAI 2020 se déploie dans l’ancienne salle des guichets de l’Hôtel des Postes à Aldringen. (Photo: Matic Zorman / Maison Moderne)

C’est dans l’ancienne salle des guichets que l’Ordre des architectes et des ingénieurs-conseils (OAI) a organisé une exposition pop-up présentant les projets candidats au Bauhärepräis OAI 2020. Des projets qui sont soumis au vote d’un jury indépendant qui s’est réuni ce lundi 6 juillet.

Le lieu est à la fois majestueux et un peu en décrépitude puisqu’il s’agit de l’ancienne salle des guichets de l’Hôtel des Postes à Aldringen, un bâtiment classé, mais qui est maintenant fermé depuis plusieurs années. Sur tout un pan de mur, une toile tendue de 17 mètres de longueur présente jusqu’au 5 octobre les 257 projets qui ont déposé leur candidature pour participer au Bauhärepräis OAI 2020.

«Ce prix a pour vocation de célébrer la culture du bâti et de porter l’attention non pas sur le bâtiment lui-même, mais sur la relation de confiance qui a pu s’établir entre le maître d’ouvrage et les concepteurs du bâtiment», explique Pierre Hurt , directeur de l’OAI. Par ailleurs, ce concours a comme objectif de stimuler le débat sociétal, car «qui construit, construit pour nous tous», assure Pierre Hurt.

Pierre Hurt, directeur de l’OAI. (Photo: Matic Zorman / Maison Moderne)

Pierre Hurt, directeur de l’OAI. (Photo: Matic Zorman / Maison Moderne)

Un jury international et indépendant

Pour attribuer les prix et les mentions des neuf catégories et six prix spéciaux voulus par l’organisateur, un jury composé de 12 membres s’est réuni à Luxembourg ce lundi 6 juillet, après avoir déjà réalisé un travail de présélection et d’analyse individuelle. Ce jury est coprésidé par Semiray Ahmedova, architecte et députée (Déi Gréng), et Lorenz Bräker, architecte et premier vice-président de l’Union internationale des architectes (UIA).

«Je suis très impressionnée par les conceptions qui sont réalisées au Luxembourg», a déclaré Semiray Ahmedova. «Il y aurait vraiment de quoi écrire un livre à partir de chaque projet.»

Semiray Ahmedova, coprésidente du jury du Bauhärepräis OAI 2020. (Photo: Matic Zorman / Maison Moderne)

1 / 3

Lorenz Bräker, coprésident du jury du Bauhärepräis OAI 2020. (Photo: Matic Zorman / Maison Moderne)

2 / 3

Les membres du jury, avec l’aide de l’équipe de l’OAI, se sont regroupés lundi 6 juillet pour sélectionner les lauréats et nominés du Bauhärepräis OAI 2020. (Photo: Matic Zorman / Maison Moderne)

3 / 3

Aux côtés des acteurs locaux, l’OAI a mis un point d’honneur à inviter des personnalités exerçant à l’international. C’est dans ce contexte que Lorenz Bräker prend pleinement part au jury. «C’est assez exemplaire ce que le Luxembourg arrive à faire avec ce prix. Je souhaite que la Suisse, dont je viens, parvienne à faire de même au niveau national», a déclaré le coprésident.

«C’est aussi une opportunité unique de découvrir un large panel de productions architecturales au Grand-Duché réalisées ces quatre dernières années», affirme Alex Reding , également membre du jury. Une sélection et des récompenses qui seront dévoilées le 21 septembre à l’occasion de la remise des prix qui est prévue à la Philharmonie. En attendant, le public peut voter pour son projet préféré et découvrir l’ensemble des projets sur le site dédié .