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Au Luxembourg

Baisse des nouvelles infections au VIH



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Cette diminution des nouvelles infections est constatée chez les hommes ayant des rapports hétérosexuels et parmi les usagers de drogues par voie intraveineuse. Les nouvelles infections par voie homo- ou bisexuelle sont, elles, en hausse, avec 21 cas, contre 15 en 2017. (Photo: Shutterstock)

Le Comité de surveillance du Sida a présenté ce jeudi 11 juillet son rapport d’activité pour l’année 2018. Parmi les éléments marquants, les nouvelles infections au VIH sont, pour la première fois depuis 2013, en baisse.

Le ministre de la Santé  Étienne Schneider  a récemment annoncé la commercialisation des autotests pour élargir le dépistage du VIH au Luxembourg. Un enjeu de santé national pour une maladie qui a connu, durant l’année 2018, une baisse des nouvelles infections, selon le rapport d’activité présenté ce jeudi 11 juillet par le Comité de surveillance du Sida.

Pour la première fois depuis 2013, le nombre de nouveaux cas d’infection au VIH recensés au Luxembourg connaît une baisse avec 43 nouvelles infections, contre 60 en 2017. Cette diminution des nouvelles infections est constatée chez les hommes ayant des rapports hétérosexuels (14 en 2018, contre 31 en 2017) et parmi les usagers de drogues par voie intraveineuse (4 contre 10).

Les 26-35 ans touchés

Le rapport d’activité rappelle toutefois qu’il «convient de persévérer dans les efforts de prévention entamés. En effet, les usagers de drogue représentent la population la plus touchée par l’hépatite C (72%). Leur précarisation et le fait qu’ils soient souvent sans abris les rendent encore plus vulnérables.»

Les nouvelles infections par voie homo- ou bisexuelle sont, elles, en hausse, avec 21 cas contre 15 en 2017, malgré l’implémentation de la PrEP (prophylaxie pré-exposition) depuis 2017. La majorité des nouvelles infections au sein de ce groupe touche les 26-35 ans (11 sur 21).

«La PrEP au VIH consiste à prendre un comprimé par jour pour éviter une infection lorsque la personne a des rapports/des comportements à haut risque», explique le docteur Carole Devaux, présidente du Comité de surveillance du Sida.

118 personnes sont actuellement sous PrEP au Luxembourg, avec un âge médian de 37 ans. Cette offre s’adresse surtout aux hommes ayant des relations sexuelles avec des hommes (97%), une seule femme est sous traitement. Aucune contamination par le VIH n’a été rapportée à ce jour, grâce à un suivi régulier.

«L’absence de contamination par le VIH, le traitement rapide des autres IST ainsi que l’absence d’effets indésirables majeurs sont autant d’éléments positifs qui plaident en faveur de l’utilisation plus large de la PrEP au Luxembourg», a également ajouté Étienne Schneider. Le traitement est remboursé par la CNS et dispensé par la pharmacie du Centre hospitalier de Luxembourg.