POLITIQUE & INSTITUTIONS — Europe

Nouvelle institution européenne

L’Autorité européenne du travail siègera à Bratislava



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Bratislava l’a emporté face à Sofia, Nicosie et Riga pour accueillir le siège de l’Autorité européenne du travail. (Photo: Shutterstock)

La capitale slovaque a été choisie, jeudi 13 juin, pour accueillir la toute nouvelle Autorité européenne du travail.

C’est finalement Bratislava, capitale de Slovaquie, qui l’a emporté face à Sofia (Bulgarie), Nicosie (Chypre) et Riga (Lettonie), par 15 votes sur 28 pour accueillir le siège de la toute nouvelle Autorité européenne du travail (ELA).

Le vote a eu lieu jeudi 13 juin en marge de la réunion du conseil «Emploi, politique sociale, santé et consommateurs» (EPSCO) qui s’est tenu à Luxembourg.

L’objectif de cette nouvelle entité: «Elle contribuera à améliorer l’application transfrontalière du droit de l’Union et à lutter contre les abus. Elle garantira également une meilleure protection des droits des travailleurs mobiles et une concurrence plus équitable entre les entreprises», affirme Marius-Constantin Budăi, ministre roumain du Travail et de la Justice sociale,  dans un communiqué .

Deux fois plus de travailleurs transfrontaliers

La création de l’ELA devenait urgente: selon les données des institutions européennes, près de 17 millions d’Européens vivent ou travaillent dans un autre État membre que le leur – un nombre qui a doublé en dix ans.

L’Autorité européenne du travail sera une structure permanente, composée d’environ 140 personnes et disposant d’un budget annuel d’environ 50 millions d’euros.

Elle sera dirigée par un conseil d’administration composé de représentants de chaque pays de l’UE et de la Commission européenne. Un groupe de parties prenantes spécialisé, comprenant des partenaires sociaux de l’UE, aura aussi un rôle consultatif.

L’ELA a été souhaitée dès 2017 par Jean-Claude Juncker . Le projet de mise en œuvre a été présenté en mars 2018, jusqu’à ce que la Commission, le Parlement et le Conseil l’approuvent en février 2019.

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Quatre villes avaient postulé pour héberger l’Autorité européenne du travail. (Photo: Conseil de l’UE)