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L’Australien Mathias Cormann succède à Angel Gurria à l’OCDE



L’Australien d’origine belge, Mathias Cormann, occupera le poste de secrétaire général de l’OCDE le 1er juin prochain. (Photo: Shutterstock)

L’Australien d’origine belge, Mathias Cormann, occupera le poste de secrétaire général de l’OCDE le 1er juin prochain. (Photo: Shutterstock)

L’OCDE a élu un nouveau secrétaire général. L’Australien d’origine belge Mathias Cormann remplacera Angel Gurria en juin prochain.

Le Mexicain Angel Gurria quittera l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) le 1er juin prochain. L’actuel secrétaire général, âgé de 70 ans, occupe la fonction depuis juin 2006.

Il sera remplacé par un candidat issu de la zone Asie-Pacifique, l’ex-ministre des Finances australien Mathias Cormann. Un choix soumis au vote des 37 États membres qui a surpris alors qu’on attendait plutôt la nomination de l’ex-commissaire européenne suédoise  Cecilia Malmström .

Mais face à l’afflux de candidatures en provenance du Vieux Continent, les membres de l’Union européenne n’ont pas su accorder leurs violons par rapport à madame Malmström. Un refrain connu. L’Australien a, lui, reçu le soutien des États-Unis, le plus gros contributeur de l’organisation.

Des preuves à faire sur l’environnement

Ceci dit, le remplaçant d’Angel Gurria, en juin prochain, a des liens avec l’Europe. Né à Eupen, en Belgique germanophone, Mathias Cormann (50 ans) a fait de la politique en Belgique dans les milieux sociaux-chrétiens avant de s’exiler en Australie à l’âge de 26 ans.

Sa nomination laisse par contre plus que sceptiques les associations environnementales par rapport à son passé politique. Ministre des Finances entre 2013 et 2020, il a accordé de larges subventions aux industries fossiles, notamment aux producteurs de charbon, et s’est opposé à une taxe sur les émissions de CO2.

Il a toutefois changé de discours pendant sa campagne, insistant sur le rôle de l’OCDE pour faire atteindre la neutralité carbone d’ici 2050 aux pays du monde entier. À juger sur les actes après sa prise de fonction en juin prochain.