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Oui, chef!

Au royaume du cigare, le plaisir est roi



Plus de 210 références de sept pays dans la cave de José Manuel et Filipe Gomes (sur notre photo). (Photo: Guy Wolff/Maison Moderne)

Plus de 210 références de sept pays dans la cave de José Manuel et Filipe Gomes (sur notre photo). (Photo: Guy Wolff/Maison Moderne)

12 ans après son arrivée au Liberté 56 et cinq ans après en avoir pris les rênes, José Manuel senior a mis le pied de son fils Filipe à l’étrier, qui a même interrompu ses études de design et d’informatique à l’Université.

Vendre de la presse vous a permis de rester ouverts pendant les confinements de 2020 et de devenir un haut lieu du cigare…

Filipe Melanda Gomes. – «Oui, même si nous avons honoré énormément de livraisons pour nos clients, sans même qu’ils se déplacent! Il n’y a pas que la presse et les cigares, d’ailleurs, mais aussi du tabac et de beaux objets, dont des bougies, très tendance aujourd’hui. Depuis que j’ai mis mes études entre parenthèses, j’essaie d’apporter ma touche, dans le marketing et la publicité, auprès mes parents.

Est-ce que le client de cigare est toujours ce cliché d’homme à l’âge avancé et à la situation établie?

«Nous avons évidemment des clients plus âgés et habitués… mais le fumeur de cigare vient de tous les horizons et de tous les âges. Il y a une nouvelle clientèle qui vient du monde de la tech et des start-up, probablement parce que nous ne sommes pas loin de la House of Startups et des autres start-up du quartier. Ils ont de la majorité à la trentaine, sont souvent étrangers.

Le cigare d’affaires est une image d’Épinal un peu disparue?

«Le cigare doit rester un plaisir, et il y a assez de variétés pour répondre à toutes les attentes. Nous vendons des cigares de sept pays différents avec une trentaine de références à chaque fois. Récemment, nous avons même organisé une Journée de la pipe, que nous devrions renouveler.

Je fume quoi à quel moment?

«À l’apéritif, un cigare moins fort, plus doux, agréable. Comme le Furia Megaera, que nous avons en exclusivité. Après le plat principal, un peu plus fort, avec plus de caractère, plus puissant… et plus court, histoire de l’avoir fini avant le dessert. Le Furia Alecto est un peu plus puissant et un peu plus épicé. Et après le dessert, quelque chose de plus agréable. Le Furia Tisiphone pour fumer plus longtemps.

Whisky, cognac, porto blanc… qu’est-ce qu’on boit si le contexte n’est pas un repas?

«Là encore, tout est affaire de goût. Avec un porto blanc, comme le Ramos Pinto que nous avons, un cigare de puissance moyenne, plus doux ou plus épicé. Avec un Lagavulin, whisky très tourbé, aussi, ou un Davidoff. Avec un cognac, ça dépend de l’âge du cognac. De la puissance moyenne à très épicé. Mais la tendance est de boire… du thé. Le meilleur moyen de rester neutre est de boire du thé vert. C’est très prisé par les Asiatiques. Un thé à la camomille, ça fonctionne très bien. Avec le café, le PDR roasted Coffee, ici surnommé «le cigare d’Isabel» parce que mon père n’y croyait pas trop… jusqu’à ce que ma mère l’a adopté!»

Liberty 56: 56 avenue de la Liberté, Luxembourg (Gare), T. 48 45 87.

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