POLITIQUE & INSTITUTIONS — Institutions

Assemblée générale

L’ASTF présente un bilan positif



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La directrice générale Patrizia Thiry a présenté des chiffres positifs pour l’ASTF. (Photo: Matic Zorman)

L’assemblée générale de l’ASTF a dévoilé ce mercredi, sans surprise, un bilan positif pour 2018. L’occasion pour la directrice générale, Patrizia Thiry, d’égrainer les chiffres officiels de son association qui compte 550 entreprises membres. 

L’assemblée générale de l’ASTF (Association pour la santé au travail des secteurs tertiaire et financier) a eu lieu ce 24 avril à la Chambre de commerce. Le président Emile Lutgen a ouvert la séance en évoquant les nouveautés mises en place au cours de l’année écoulée. «Avant 2018, les membres étaient représentés par des associations patronales, ce qui avait pour conséquence qu’à la dernière assemblée générale, il y avait 23 entreprises représentées! Cela a donc été changé pour permettre à chacun d’être membre direct. Nous comptons actuellement 550 entreprises membres», détaille Emile Lutgen. Ce qui représente plus de 47.925 personnes. 

Autre changement de taille: l’inclusion de l’ensemble du secteur tertiaire alors que jusqu’à l’an dernier, l’ASTF ne comptait que le secteur financier. Cela implique toutes les entreprises du secteur tertiaire mais aussi les start-up de produits et services technologiques, les grands groupes d’e-commerce... À la seule condition que les postes soient uniquement dans des bureaux, pour être en adéquation avec le service proposé par l’ASTF. Les industries ne sont donc pas concernées. 

Le suivi psychosocial en hausse

Le bilan chiffré met en lumière que le nombre de consultations a fortement augmenté en 2018, passant de 10.764 en 2017 à 12.330 en 2018, soit une évolution à la hausse de 14,5%. Parmi celles-ci, on peut isoler les visites particulières qui sont au nombre de 2.947. Ce type de rendez-vous concerne principalement la santé mentale. 

L’augmentation de 5% du nombre total de visites particulières (demandées par le travailleur) est principalement liée à l’évolution de la demande d’aide psychosociale (+11%) et à l’augmentation des suivis de reclassement professionnel (+59%), selon le rapport présenté par Patrizia Thiry, directrice générale. 

Le  burn-out  connaît aussi une forte recrudescence puisqu’en 2014, l’ASTF a répertorié 58 cas pour arriver à 239 en 2017. «Je ne pense pas que le nombre de burn-out ait augmenté, mais il y a plus de gens qui trouvent le chemin jusqu’à l’ASTF», nuance la directrice.

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Le burn-out et le taux de cholestérol trop élevé font partie des indicateurs en hausse. (Photo: Matic Zorman)

Mais ce sont les données isolées des bilans de santé qui inquiètent plus particulièrement Patrizia Thiry. «Sur 730 formulaires de check-up, on décèle plus de 650 anomalies. Certains en ont plusieurs. 64% des répondants sont trop ronds et 14% sont obèses. Alors que 50% ont trop de cholestérol. Chez 15%, le taux de sucre dans le sang atteint un seuil limite, avec un diabète avéré chez 3%», égraine-t-elle. 

Une architecte ergonome à disposition

La directrice générale a également tenu à rappeler que l’ASTF dispose d’une architecte ergonome dont la mission principale consiste à analyser les postes de travail dans les entreprises afin de les rendre plus adaptés aux travailleurs qui souffrent du dos. Un service gratuit proposé par l’association, sur demande de l’entreprise. 

La séance s’est clôturée par l’approbation du budget 2019 qui sera impacté par le financement d’un nouveau système informatique à l’ASTF et des travaux de rénovation dans les bureaux. «La situation financière de l’association reste saine», conclut Philippe Sergiel, trésorier.